La Croix-Rouge neuchâteloise renonce à son service de gardes d’enfants à domicile. Elle l’a annoncé officiellement : la prestation cessera d’être proposée à partir du 30 juin.
Une décision née d’un constat : ce service était destiné au départ à venir en aide aux familles qui n’avaient pas de solutions de garde lorsque, par exemple, un de leurs enfants avait la grippe ou une gastro. Mais ces dernières années, près des trois quarts des situations étaient d’une nature différente…
Comme l’explique Robin Delisle, directeur de la Croix-Rouge neuchâteloise, il s’agissait principalement de familles confrontées à des maladies graves de type cancer (frappant un adulte ou un mineur) ou de parents d’un enfant en situation de handicap pas encore reconnu par l’Assurance invalidité.
Robin Delisle : « Ces trois situations sont très différentes des situations où c’est juste une gastro. »
Pour répondre à ces besoins, la Croix-Rouge propose une autre prestation : la relève parentale. Celle-ci a déjà été introduite et elle sera maintenue après la suppression de la garde d’enfants à domicile. Quatre collaborateurs, des assistants socio-éducatifs, ont été formés spécifiquement pour s’en occuper. Les parents concernés par la maladie saisonnière d’un enfant sans possibilités de garde peuvent également y faire appel, dans la mesure des disponibilités.
« Le but de cette nouvelle prestation, c’est de maintenir l’équilibre familial. »
Comme le relève le responsable, ce n’est pas la seule raison qui a présidé à ce changement. En parallèle, la Croix-Rouge a sondé des entreprises et des collectivités publiques pour proposer des services de gardes d’enfants à leurs collaborateurs. Il s’est avéré que ces dernières années, les besoins dans le domaine des services de gardes avaient évolués en raison, par exemple, du télétravail, du temps partiel et des horaires flexibles.
« Il nous a semblé qu’il y avait quand même eu quelques changements dans la société. »
/jhi









