« Interagir pour mieux grandir ». C’est le nom de la nouvelle campagne de prévention du Centre d’orthophonie de La Chaux-de-Fonds. Elle vise à favoriser les échanges de qualité entre parents et enfants.
Des relations vraies, des expériences partagées et des regards échangés, c’est ce dont ont besoin les enfants pour se développer harmonieusement. Le Centre d’orthophonie de la Ville de La Chaux-de-Fonds vient de lancer sa campagne de prévention « Interagir pour mieux grandir ».
Les spécialistes du développement du langage étaient présentes ce mercredi à Métropole Centre. Elles iront le 10 mai aux Entilles Centre et le 7 juin aux Eplatures Centre.
Objectif de l’opération : inciter parents et enfant à interagir sans interférences. Les plus jeunes ont besoin de découverte, d’exploration, de partage et d’essai pour se construire, mais aussi d’échanges et de relations. Un regard approbateur, un mot d’encouragement, c’est en tout premier lieu vers ses parents que l’enfant va les chercher. « Quand un parent lui donne de l’attention, l’enfant peut s’exprimer », explique le chef du Service de santé et promotion de la santé, le Dr Olaf Makaci.
Faire ensemble
Pour favoriser les interactions entre adultes et enfants, le Centre d’orthophonie a mis sur pied, ou va le faire prochainement, des animations dans les centres commerciaux chaux-de-fonniers. Elles permettent de gagner des bons pour participer à des activités en famille. « On veut encourager les adultes à être présents et disponibles. »
Ruth Hynek Hlavizna : « On a tout une panoplie de choses à leur faire gagner pour les faire interagir avec leurs enfants. »
« L’enfant va grandir de toute façon. Mais il peut le faire bien ou mieux avec des fondations qui se construisent dans la relation », ajoute la responsable du Centre d’orthophonie, Ruth Hynek Hlavizna.
Cette campagne « Interagir pour mieux grandir » fait suite à celle de 2018 intitulée « Moins d’écrans, un jeu d’enfants ». Elle visait principalement à sensibiliser à l’usage des écrans chez les tout-petits.
Aujourd’hui, ce sont plutôt les adultes qui sont visés. « Lorsque l’attention se détourne de l’enfant pour se fixer sur un écran, la qualité de la relation s’en trouve appauvrie ». Le message est donc « soyons présents, disponibles et empathiques. »
« Les échanges avec son enfant sont primordiaux. »
Si globalement le nombre de patients est resté stable, la part des jeunes enfants entre deux et trois ans a tendance à augmenter ces dernières années, constatent les orthophonistes de la Métropole horlogère.
Tout n’est pas à mettre sur le dos des écrans, prévient le Dr Olaf Makaci. Il s’agit plutôt d’une « constellation de situations ». Et Ruth Hynek Hlavizna de conclure : « Les technologies font partie de notre vie quotidienne, mais elles ne remplacent en aucun cas les interactions réelles. On ne va pas jeter nos téléphones. On va vivre avec de manière intelligente. » /cwi










