Quand on lui demande ce qu’il pense du terme « leçon d’adieu », accolé à la traditionnelle conférence qui marque la fin de l’enseignement d’un professeur à l’Université de Neuchâtel, il estime qu’on devrait en changer. « On a l’impression qu’on va mourir le lendemain et ce n’est pas tout à fait mon intention », déclare-t-il dans l’interview qu’il a accordé mercredi à la Matinale RTN, au lendemain d’une conférence publique intitulée « Concevoir des villes habitables ».
L’occasion pour le professeur en géographie sociale et culturelle de revoir des collègues et des étudiants, anciens ou actuels. L’occasion aussi, à travers le thème choisi, d’évoquer plusieurs des thèmes qu’il a abordés au cours de sa carrière : dynamique urbaine, digitalisation, santé mentale… Le fil rouge de tout cela, c’est la notion d’habitabilité, un instrument précieux pour expliciter les enjeux de pouvoir liés au territoire dans nos sociétés actuelles.
Par ailleurs, Ola Söderström, qui fourmille encore de projets, réfléchit également au rôle que doit jouer une Université telle que celle de Neuchâtel. Selon lui, ce n’est pas juste une fabrique à excellence et à compétitivité, elle doit également restituer le fruit de ses recherches aux collectivités publiques qui la soutiennent, à travers divers partenariats. /jhi









