Les stations de ski neuchâteloises ont survécu à un hiver trop court

Un peu de neige, mais pas assez pour remplir les caisses. Depuis quelques années, les stations ...
Les stations de ski neuchâteloises ont survécu à un hiver trop court

Un peu de neige, mais pas assez pour remplir les caisses. Depuis quelques années, les stations de ski neuchâteloises souffrent du manque de neige. La saison 2024-2025 a été un peu meilleure que la précédente, mais elle est encore loin d’être très rentable pour les stations de la région.

Les conditions étaient optimales au Crêt du Puy au Pâquier le 24 décembre dernier. Les conditions étaient optimales au Crêt du Puy au Pâquier le 24 décembre dernier.

La dernière saison de ski n’a pas bousculé l’ordre des choses dans la région. Les téléskis neuchâtelois ont pu, au minimum, ouvrir entre Noël et Nouvel An. Aux Bugnenets-Savagnières, le ski a pu être pratiqué 37 jours. Et selon Serge Rohrer, membre du comité d’administration de la station berno-neuchâteloise, l’hiver avait bien commencé, mais ne s’est pas terminé de manière idéale : « L’enneigement a été prometteur le 24 décembre en début de saison, mais on a dû fermer les installations le 6 janvier. Et à partir de cette date, on a eu des mini-saisons. »

Serge Rohrer : « Du 6 janvier au 11 février, on a jonglé, comme depuis quelques saisons, avec des conditions difficiles. »

Les frais sont couverts

Toutes les stations que nous avons pu contacter soit les Bugnenets-Savagnières, le Crêt du Puy, le Crêt Meuron, la Corbatière et la Robella, nous disent que les chutes de neige de fin d’année ont permis de couvrir les frais d’exploitation. Toutefois, ces quelques jours d’ouverture ne suffisent pas, comme le dit Serge Rohrer : « La saison ne permet pas de constituer des réserves pour d’éventuels investissements. »

Serge Rohrer : « À court terme, la saison est acceptable, on devrait pouvoir sortir un résultat positif. Mais elle est insatisfaisante. »

Le son de cloche est le même du côté du Crêt du Puy : « Pour la société, ça va faire le joint pour continuer, mais il n’y a pas de quoi pavoiser », explique Christian Wüthrich, chef d’exploitation. 

Christian Wüthrich : « Il aurait fallu faire encore une fois comme entre Noël et Nouvel An, en janvier ou en février. »

Le public a été à l'heure au rendez-vous

Au niveau de la fréquentation, du côté du Crêt Meuron, Léonard Reichen, membre du comité, relève que les skieurs n’ont pas attendu pour chausser les lattes lorsque les pistes ont ouvert. « Avec les conditions de ces dernières années, les gens sont de plus en plus dans la logique du moment présent », dit-il. Le chef d’exploitation du Crêt du Puy, fait le même constat : « Les skieurs sont assez réactifs avec le changement climatique. Quand la neige est là, les gens répondent tout de suite présents. Tout le monde est un peu conscient que les hivers dans le Jura ne durent pas forcément », explique Christian Wüthrich.

Abandonner l'hiver pour l'été ?

Le manque de neige fait souffrir les stations de la région depuis plusieurs saisons et dans le Val-de-Travers, le téléski de la Robella a même revu ses priorités et veut désormais investir sur la saison d’été pour continuer de tourner. « Avant, nous gagnions beaucoup plus d’argent avec les sports d’hiver. Aujourd’hui, ce sont les sports d’été qui nous font gagner la majeure partie de nos revenus », explique le directeur de la station de la Robella, Nathanaël Drai.

Nathanaël Drai : « On a fait le choix de ne pas avoir de neige de culture. Ca nous a permis d'investir pour l'été. »

Reste désormais à voir si les prochains hivers seront généreux avec les stations de ski de la région. /yca


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