Des locataires se plaignent d’un chantier à Neuchâtel

Un chantier nocturne génère des nuisances en plein centre de Neuchâtel. Les fouilles menées ...
Des locataires se plaignent d’un chantier à Neuchâtel

Un chantier nocturne génère des nuisances en plein centre de Neuchâtel. Les fouilles menées à la rue de la Place-d’Armes font réagir des locataires qui exigent des compensations.

Les travaux se tiennent uniquement de nuit. (Photo d'illustration). Les travaux se tiennent uniquement de nuit. (Photo d'illustration).

Quatorze semaines de travaux nocturnes dans le centre-ville de Neuchâtel. Un chantier s’est ouvert le 17 mars et doit officiellement durer jusqu’au 27 juin. Il vise à remplacer une conduite d’eau à la rue de la Place-d’Armes. Les ouvriers travaillent de nuit, de 21 heures à 6 heures du matin, ce qui génère des nuisances dans la rue et à proximité.

Les habitants d’une colocation de la rue des Épancheurs en ont eu marre du bruit. Situées au quatrième étage, leurs fenêtres donnent directement sur la rue de la Place-d’Armes et donc sur le chantier. Ils disent ne plus pouvoir fermer l’œil de la nuit et ont décidé d’agir.

Leur démarche : s’adresser à leur bailleur, via leur gérance immobilière, partant du principe que dans les conditions actuelles, ils ne peuvent pas jouir de leur habitation dans les conditions normales. Ils réclament donc des compensations de loyer, voire d’être relocalisés dans des chambres d’hôtel pendant la durée des travaux. La réponse a été négative. Pour la justifier, la gérance a invoqué la jurisprudence qui, selon elle, rend impossible ce genre de démarche.


Un chantier jugé indispensable

En parallèle, les colocataires se sont également adressés au maître d’ouvrage, l’entreprise Viteos, qui a invoqué le règlement communal pour expliquer elle aussi qu’une compensation était hors de question. Contactée, la direction de Viteos explique que ce chantier « est indispensable pour assurer tant la sécurité que la qualité d’approvisionnement de la population » et que « des désagréments sont malheureusement inévitables. »

Ne souhaitant pas en rester là, les habitants de la colocation ont alors saisi un avocat. Celui-ci a estimé que l’interprétation de l’agence immobilière était discutable. Il a donc rédigé un nouveau courrier pour réclamer à nouveau une compensation. On en est là : la balle est donc actuellement dans le camp de la gérance.

Cette démarche semble être un cas isolé. Viteos ne signale qu’une seule réclamation en raison du bruit, alors que la Ville de Neuchâtel n’en a reçu aucune. /jhi


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