« L’Art de rebondir » : c’est le titre d’une exposition dédiée à la vie des personnes qui ont côtoyé la prison ou la probation dans l’Arc jurassien.
Du 22 mars au 4 avril l’exposition « L’art de rebondir » est ouverte au public à la gallerie Comquecom à la Neuveville. Elle a émergé à la suite d’une médiation culturelle conduite par Andrée Oriet en collaboration avec le projet pilote Jura Désistance. Le but de ces médiations était de créer un dialogue avec des personnes qui ont connu de près ou de loin la prison et des individus travaillant de l’autre côté du système pénal. Lors de ces échanges, l'initiatrice du projet a également convié le dessinateur de presse jurassien Pitch Comment. Ce dernier a ainsi pu créer une série de dessins sur le thème de la « désistance », ce terme peu connu qui signifie le chemin de sortie de la délinquance. Ces dessins sont présentés au public à l'occasion de l'exposition.
Du face à face au dessin
Dans ces face à face, la volonté était donc de créer une parenthèse sans costume ni uniforme. Par exemple, ont été organisées : une rencontre entre un ancien détenu et deux agents de détention. Une ex-directrice adjointe d’un établissement pénitencier a aussi rencontré deux personnes qui ont passé un temps en prison. Une autre rencontre a été faite entre un criminologue et un ex-détenu.
L’initiatrice du projet a mis sur pied ces rencontres informelles dans un local de répétition de musique, élimant ainsi le plus possible le côté institutionnalisé grâce à un cadre neutre et détendu. « Il y a quelque chose d’humain qui se dégage, on est au-delà du jugement de quelqu’un qui a fait une faute », explique Andrée Oriet. De ces rencontres ont émergé plus de 50 dessins sous la plume de Pitch Comment.
Reportage
Les participants ont ensuite sélectionné les dessins qui font aujourd'hui parti de l’exposition. « C’était très appréciable de voir la réaction des gens à mes dessins, généralement je suis seul quand je dessine », explique l'illustrateur Pitch Comment.
Dernière étape du projet : la réalisation d’une bande sonore en lien avec les dessins. Chaque participant au projet choisissait une illustration pour faire une création sonore personnelle en collaboration avec le musicien Alain Tissot. Texte, chanson, quelques accords à la guitare, bruitages capturés : voici ce qui servira ensuite de bande sonore à écouter au moyen de casques audio dans l’exposition. /jse










