La prise en charge de l’obésité passe par la pluridisciplinarité. C’est le point primordial des portes ouvertes qui ont eu lieu ce samedi sur le site de Landeyeux du Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe). Le programme était touffu pour cette journée organisée en synergie entre le centre de l’obésité et le centre de la médecine du sport. Celle-ci a débuté à 8h avec une course à pied, ouverte à tous, en compagnie du marathonien Vincent Machet, auteur de « Tros gros pour courir ». Dès 10h du matin, le public était ensuite invité à découvrir différents stands thématiques mis sur pied par les centres. Physiothérapie, diététique, chirurgie, endocrinologie : tous les aspects de la prise en charge du patient étaient représentés.
Des branches moins connues
Un stand, tenu par le Centre neuchâtelois de psychiatrie (CNP), permettait de mettre l’accent sur la dimension psychologique qui fait partie de la prise en charge de patients obèses. Pour Nicole Krahenbuhl, psychologue responsable au CNP, le traitement chirurgical ne doit pas être qualifié de solution de facilité. Elle souligne également que « l’obésité n’est pas la maladie du manque de volonté. »
Nicole Krahenbuhl : « Il y a une double souffrance. »
Autre point méconnu de la prise en charge de l’obésité: l’endocrinologie. Cette branche de la médecine s’intéresse aux hormones et à leur impact sur le fonctionnement du corps. Dans cet atelier, les visiteurs pouvaient se faire piquer le doigt pour déceler un potentiel diabète. Pour Monica Pinto, médecin au sein du Service d’endocrinologie du RHNe, cet aspect ne fait pas systémiquement partie de la prise en charge dans les cas d'obésité. « L’endocrinologie peut être nécessaire quand il y a des causes spécifiques, mais c’est plutôt rare », explique-t-elle.
Monica Pinto : « On suit certains patients si c’est nécessaire. »
Un public très intéressé
Les visiteurs étaient très nombreux ce samedi à venir découvrir les différents stands proposés, bien plus que ce qui avait été imaginé par les organisateurs. Si certains étaient venus chercher des renseignements pour de futures études dans le domaine du sport, d’autres étaient en quête de réponses. C’est le cas notamment de Myriam. « Quand on a des blessures, on est tellement démunis, on reste dans notre coin. Ici, on voit qu’il y a des possibilités », dit-elle.
Myriam : « Je trouve que c’est bien de voir ce qu’on peut faire pour nous-même. »
Un jeu de piste, organisé par les deux centres de l’obésité et de médecine du sport, permettait également aux enfants de mieux comprendre les enjeux de cette journée. /ecr









