Le panorama de la bataille de Morat cherche un écrin

Inaccessible au public, le panorama de la bataille de Morat cherche un écrin. Cette œuvre suscite ...
Le panorama de la bataille de Morat cherche un écrin

Inaccessible au public, cette œuvre suscite la mobilisation de plusieurs acteurs fribourgeois en quête d’un lieu d’exposition. L’objectif est de pouvoir la présenter dès l’an prochain à l’occasion des 550 ans de la bataille.

L'œuvre de Louis Braun représentant la bataille de Morat mesure dix mètres de haut et s'étend sur plus de cent mètres de circonférence soit sur environ 1000m2.  L'œuvre de Louis Braun représentant la bataille de Morat mesure dix mètres de haut et s'étend sur plus de cent mètres de circonférence soit sur environ 1000m2. 

En 2026, la bataille de Morat fêtera ses 550 ans. C'est l’occasion rêvée pour exposer le gigantesque panorama illustrant cet événement historique. Malheureusement, aucun bâtiment n’est actuellement en mesure d’accueillir l’œuvre de trente mètres de diamètre, cent mètres de circonférence et dix mètres de haut du peintre Louis Braun réalisée en 1893.

C’est pourquoi la Fondation pour le Panorama de la Bataille de Morat, la Ville, l’Association des Amis du Panorama, l’Association pour le Développement du Site de la Région de Morat, la Fondation du Musée et Morat Tourisme ont fondé une task-force pour tenter de construire un écrin dédié à cette œuvre d’importance nationale.

« Depuis Expo.02, où le panorama était présenté dans le Monolithe, nous cherchons une solution pérenne. Mais on ne peut pas l’exposer n’importe où. Une construction spécifique est nécessaire », explique Christine Feldmann, présidente de la Fondation Panorama de la Bataille de Morat 1476.

Christine Feldmann : « On a besoin de place. »

Aujourd’hui, le panorama n’est visible qu’en version numérique dans certains musées. L’original, lui, reste inaccessible. « Il est conservé dans une infrastructure de l’armée, où les conditions sont bonnes, sans trop d’humidité », précise la présidente de la Fondation.

Cet endroit de stockage présente aussi un avantage en termes de sécurité. « Il ne faudrait pas qu’une intrusion ait lieu », ajoute Christine Feldmann. « Enroulée sur trois rouleaux, l’œuvre est en bon état. Toutefois si on voulait l'exposer il faudrait un peu la restaurer », précise-t-elle.

« À Morat, il n’y a pas de zone à bâtir disponible. »

Trouver un emplacement adapté pour mettre en valeur ce chef-d’œuvre s’avère complexe. De plus, un tel projet représente un investissement considérable, estimé à plusieurs millions.

« Si on a cet emplacement, il faudrait encore avoir les fonds nécessaires pour continuer. »

La bataille de Morat fêtera ses 550 ans l'an prochain. /yca


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