Effritement touristique en 2024 dans le canton de Neuchâtel

Alors que la branche touristique suisse dans son ensemble affiche pour 2024 des chiffres jamais ...
Effritement touristique en 2024 dans le canton de Neuchâtel

Alors que la branche touristique suisse dans son ensemble affiche pour 2024 des chiffres jamais atteints, les nuitées dans le canton de Neuchâtel ont baissé de 1,57%. Mais le niveau reste élevé.

Les nuitées enregistrent une première baisse depuis le Covid dans le canton de Neuchâtel. (photo: Tourisme neuchâtelois) Les nuitées enregistrent une première baisse depuis le Covid dans le canton de Neuchâtel. (photo: Tourisme neuchâtelois)

En 2024, le nombre de nuitées hôtelières dans le canton de Neuchâtel a enregistré un léger fléchissement de 1,57%. C’est ce qui ressort des chiffres publiés jeudi matin par l’Office fédéral de la statistique (OFS). En nombre absolu, les infrastructures hôtelières du canton ont comptabilisé 273'212 nuitées au cours de l’an passé, contre 277'577 en 2023. Si l'on se penche sur l’évolution de ces dernières années, il s’agit du premier recul enregistré dans le canton de Neuchâtel depuis la fin de la pandémie de Covid-19, après des années de hausse. Le niveau atteint en 2024 reste toutefois nettement supérieur aux chiffres d’avant Covid.

Un effritement qu’il convient de mettre en perspective avec les statistiques nationales, annoncées de manière triomphale par l’OFS. Avec 42,8 millions de nuitées, l'hôtellerie suisse a atteint en 2024 un nouveau record. Il s’agit d’une hausse moyenne de 2,6% par rapport à 2023. Si la demande indigène reste élevée, mais stable en Suisse, c’est le nombre d’hôtes étrangers qui explose : avec 22 millions d’unités, il atteint son plus haut niveau en plus d’un demi-siècle. Cette situation profite principalement aux cantons urbains, Zurich et Genève en tête.

Plusieurs facteurs

Dans un communiqué paru jeudi, Jura & Trois-Lacs propose quatre clés de compréhension sur ce léger recul du tourisme dans la région. Le début de l’été a été marqué par une météo pluvieuse ; le franc fort et l’inflation ont dissuadé certains segments de la clientèle étrangère de se rendre dans la région ; 2024 a compté moins d’événements majeurs que l’année précédente ; enfin, explique l’institution, « en 2024, les vacances de Pâques ont eu lieu tôt dans la saison, incitant une partie de la clientèle suisse à prolonger la saison de ski ». /jhi


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