Davantage d’investissement fédéral pour l’accueil de jour extrafamilial

Avec un peu moins de 50 millions de francs par année aujourd’hui, la Confédération n’investit ...
Davantage d’investissement fédéral pour l’accueil de jour extrafamilial

Avec un peu moins de 50 millions de francs par année aujourd’hui, la Confédération n’investit pas assez dans l’accueil de jour extrafamilial, estiment onze villes romandes, dont Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds. En comparaison, les Cantons déboursent annuellement 500 millions de francs.

Onze villes romandes demandent un geste financier de la part de la Confédération. Onze villes romandes demandent un geste financier de la part de la Confédération.

Et si la Confédération investissait plus d’argent pour l’accueil de jour extrafamilial ? C’est ce qu’ont demandé cette semaine onze villes romandes, dont La Chaux-de-Fonds et Neuchâtel, dans une lettre adressée à la Commission des sciences, de l’éducation et de la culture du Conseil national. Cette dernière se réunissait pour la première fois jeudi afin de traiter d’une initiative qui demande un financement pérenne de l’accueil de jour. La Commission prendra position sur ce dossier les 20 et 21 février prochain. Dans leur courrier, les villes romandes rappellent qu’aujourd’hui les parents contribuent principalement aux frais de l’accueil de jour, surtout aidés par les communes. Les cantons eux s’investissent à hauteur de 500 millions par an, contre un peu moins de 50 millions pour la Confédération, via son fonds d’impulsion en place depuis une vingtaine d’années. Mais un plus grand investissement fédéral permettrait d’y gagner estime la Conseillère communale de la Ville de Neuchâtel, Nicole Baur. « Il y a de grandes disparités entre les cantons, entre la Suisse romande et la Suisse alémanique, mais aussi entre les communes. A mon avis, c’est tout à fait dans l’air du temps que la Confédération se mêle de ce problème. On a beaucoup de retard sur d’autres pays. »

Nicole Baur : « Aujourd’hui, les villes romandes souffrent car c’est une charge très très lourde pour les communes. »

Nicole Baur estime que tout le monde gagnerait à avoir une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. « On a encore beaucoup de gens, de femmes, de mères qui travaillent à temps partiel. Et on a besoin de cette main d’œuvre sur le marché du travail. » Sur du long terme, l’augmentation du nombre de place en accueil de jour permettrait aussi d’améliorer la vie de ceux et celles qui réduisent aujourd’hui leur temps de travail pour s’occuper de leurs enfants.

« C’est quand même dommage qu’on ne se pose pas la question sur l'amélioration de l’accessibilité au marché du travail pour des gens qui sont déjà ici. »

Un financement plus important de la Confédération pourrait surtout permettre aux parents de payer moins, même s’ils sont « bien lotis » dans le canton de Neuchâtel selon Nicole Baur. « On pourrait aussi étendre les structures d’accueil plus rapidement, et alléger nos budgets » rappelle la Conseillère communale de la Ville de Neuchâtel. « Pour l’année 2025, on est presque à 16 millions de francs. »

« Je crois vraiment que dans ce domaine-là, la Confédération n’a jamais rien édicté. C’est partie de la base, avec les parents d’abord, qui ont essayé de s’organiser entre eux. »

/swe


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus