À Noiraigue, les éboulements ne sont plus une menace. Pendant trois ans, un chantier a transformé les zones à risque en espaces sécurisés. Des blocs rocheux instables, situés au-dessus de la H10 et dans le haut de la Côte de la Rosières, ont été fixés. « Au total, 200 mètres de filets de rétention avec une hauteur comprise entre 3 et 6 mètres, 7’700 m² de treillis et 1’300 clous ont été posés pour protéger les habitants Néraouis et les riverains », précise Éric Sivignon, conseiller communal à Val-de-Travers en charge du territoire. Ce projet, conclu en décembre 2024, a permis de « ramener le danger à un niveau acceptable selon les normes suisses », ajoute-t-il.
Éric Sivignon : «Maintenant tout est sécurisé dans la mesure de ce qui est demandé par la Confédération. »
Réalisé en synergie avec les travaux de rénovation du tunnel de la Clusette, la première année du projet a permis la construction de deux digues pour contenir d’éventuelles chutes de pierres. Ces structures, longues de 120 et 150 mètres, ont été réalisées à partir de gravats extraits du creusage de la galerie de sécurité du tunnel de la H10. Les deux dernières années de travaux ont été dédiées à la sécurisation des parois rocheuses, un processus qui a parfois nécessité des interventions en hauteur dans des conditions difficiles. Les équipes ont également respecté des périodes d’arrêt pour protéger la faune locale.
Notre reportage après les travaux
En plus de sécuriser les zones à risque, « ces travaux permettent de protéger le patrimoine et pérenniser le village de Noiraigue », détaille le conseiller de la commune de Val-de-Travers . Des permis de construire peuvent désormais être délivrés dans des secteurs auparavant gelés. Les ouvrages, conçus pour durer plusieurs décennies, devraient garantir une sécurité pour les habitants et visiteurs de la commune.
« Il y a parfois une petite incompréhension de la population par rapport à ces travaux.»
Le coût des travaux de sécurisation est estimé à 7 millions de francs. Il est réparti équitablement entre la Confédération, le Canton et la commune de Val-de-Travers./ifp









