Le Conseil d’Etat a présenté son rapport concernant la planification de l’offre de prestations sociales pour adultes pour la période 2025-2029 à la presse ce vendredi matin. Il sollicite un crédit d’engagement de 6.89 millions de francs pour soutenir activement le développement d’alternatives aux prestations traditionnelles.
Le Conseil d’État a présenté ses quatre axes stratégiques de planification de l’offre de prestations sociales pour adultes pour la législature 2025-2029 ce vendredi matin. L’objectif est que les effets combinés de chacun de ces axes puissent limiter la croissance des places en institution, mais également que la croissance des charges soit maitrisée. Le gouvernement cantonal rappelle par ailleurs que ce domaine « a vu ses coûts augmenter de 80% depuis 2008 ».
Ces quatre axes stratégiques commencent par le souhait de poursuivre le « virage ambulatoire », privilégiant les alternatives aux hébergements traditionnels en consolidant notamment les offres d’accompagnement à domicile. Le Conseil d’État visera aussi une optimisation du dispositif des prestations institutionnelles et une amélioration du pilotage de ce dernier. Le dernier axe serait d’apporter une réponse globale à la complexification des situations et des besoins : « Choisir ou l’on a envie de vivre et d’habiter ainsi que de choisir son travail fait partie des priorités toutes les personnes en situation de handicap, et c’est même la première aspiration de tout en chacun », considère la conseillère d’Etat Florence Nater, à la tête du Département de l’emploi et de la cohésion sociale. « C’est à ces deux objectifs là que l’on souhaite répondre, en renforçant ce qu’on appelle communément le virage ambulatoire ».
Florence Nater : « C’est la première aspiration de tous. »
Cette planification des prestations sociales s’inscrit dans la loi sur l’accompagnement et l’inclusion des personnes vivant avec un handicap (LIncA) adoptée en 2021. Elle implique de nouveaux défis, comme le principe choix de vie autodéterminés voulu par la Convention ONU relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) ainsi que la complexification des besoins et la croissance des coûts. Pour le Conseil d’État, aborder ces défis implique un changement de paradigme afin d’anticiper et de projeter de nouvelles prises en charge tout en continuant de répondre aux besoins des personnes les plus vulnérables. Le gouvernement cantonal sollicite donc un « crédit d’engagement de 6.89 millions de francs » pour la création de nouvelles formes de logements adaptés ainsi que le développement de projets de vie et l’inclusion professionnelle.
La planification des offres comprend aussi la coordination des prestations pour l’accueil, l’hébergement et l’accompagnement des personnes en situation d’addiction et de grande précarité sociale, en plus des personnes vivant avec un handicap. Avec ces quatre axes stratégiques, le Conseil d’État souhaite inclure tous les acteurs impliqués dans la vision de l’État. /comm-jja-mne









