TransN se réorganise, le Grand Conseil neuchâtelois s’inquiète. Une semaine après l’annonce du départ du directeur général de l’entreprise des Transports publics neuchâtelois, Pascal Vuilleumier, les députés ont fait part de leurs interrogations mardi à Neuchâtel.
Le canton rassure
« Il n'y a pas de risques de faillite à court ou moyen terme. Les comptes seront à l'équilibre en 2024 et le budget 2025 le prévoit également. Les mesures ont été prises pour assurer la pérennité. Le personnel n'a pas de craintes à avoir », a rassuré Laurent Favre, conseiller d'Etat en charge du développement territorial. Dès 2022, le Conseil d'Etat a demandé un audit, puis un deuxième audit externe a été lancé à fin 2023 pour identifier les causes des surcoûts de production. En trois ans, les charges avaient augmenté de 15 millions de francs. « Nous ne voulions pas payer des surcoûts année après année, car ça n'aurait pas donné de bonnes conditions-cadre », pour améliorer notamment la desserte en transports publics. « Le Conseil d'Etat a anticipé pour éviter un plan de sauvetage en urgence », a ajouté Laurent Favre en réponse à une interpellation urgente du groupe socialiste.
Fusion avec les CJ à l'étude
Le Canton veut assainir l'entreprise et la recapitaliser en augmentant son capital-actions de 20 millions de francs. La complexification des normes et le durcissement des critères de co-financement fédéraux nécessitent d'atteindre une masse critique. Une des variantes à l'étude est une fusion avec les Chemins de fer du Jura (CJ). En réponse à une question du député POP Olivier Beroud, inquiet des conditions de travail des conducteurs de bus, Laurent Favre a expliqué que le rôle du Conseil d'Etat n'était pas de mettre la pression sur une entreprise, mais de s'assurer qu'elle donne de bonnes conditions-cadre. Il rappelle que l'Etat a injecté des montants importants dans TransN pour créer une centaine de postes afin de répondre aux défis des transports publics. /ATS









