C’est aussi une question de sécurité routière : pour obtenir leur permis, les élèves conducteurs devront démontrer leur aptitude à comprendre et maîtriser les systèmes d’aide à la conduite. Une mesure qui entrera en vigueur dès le 1er juillet.
C’est une nouvelle directive qui concerne l’obtention de leur permis : les élèves conducteurs seront évalués, aussi bien dans le cadre de leur examen théorique que pratique, sur leur connaissance des systèmes d’aide à la conduite. Cette mesure entrera en vigueur dès le 1er juillet.
Les véhicules neufs disposent de plus en plus d’équipements techniques qui visent en priorité à améliorer la sécurité. Mais encore faut-il savoir les utiliser judicieusement. Et c’est bien dans ce but que les candidats aux permis de conduire seront examinés : « Le but des systèmes d’aide à la conduite, c’est déjà d’éviter les accidents. Selon une évaluation du BPA, leur utilisation appropriée pourrait permettre de diminuer les accidents de 50%. », explique Philippe Burri, le directeur du SCAN, le Service cantonal des automobiles et de la navigation. « On doit maintenant s’assurer que les conducteurs sont informés sur l’existence de ces systèmes et surtout qu’ils puissent les utiliser à bon escient. »Philippe Burri : « Leur utilisation pourrait diminuer les accidents de 50%. »
Tous les véhicules neufs ont l’obligation aujourd’hui d’être par exemple équipés de l’assistance au freinage d’urgence, du détecteur des objets en marche arrière ou du détecteur de somnolence. Ce n’est pas la conduite qui se complexifie, mais le tableau bord qui s’enrichit d’informations. Et savoir maîtriser tous ces systèmes ne devrait pas seulement concerner les nouveaux conducteurs : « Pour les anciens conducteurs, c’est un défi. Et nous considérons que sur cette thématique, ceux-ci devraient suivre une formation continue, prendre une ou deux heures de conduite pour pouvoir maîtriser ces aides correctement, même si ce n'est pas obligatoire. »
« C’est aussi dans l’intérêt du conducteur. »
Cette nouvelle disposition pour l’obtention du permis présente un paradoxe : les élèves conducteurs sont encore autorisés à se présenter à l’examen avec leur propre véhicule, même si ce dernier n’est pas équipé de systèmes d’aide à la conduite. Il devient difficile de contrôler leur connaissance pratique en la matière : « Si un véhicule, qui se présente à l’examen, bénéficie d’aides à la conduite, on va demander à l’élève conducteur d’utiliser ce système. Mais dans le cas contraire, on ne pourra pas le faire. On pourra déjà sensibiliser le candidat par le biais de questions théoriques », assure Philippe Burri.
L'Office fédéral des routes n'a dons pas encore tout prévu pour imposer l'apprentissage des systèmes d'aide à la conduite. Ce n'est peut-être que provisoire : « Pour l’instant, il n’est pas dans notre intention d’obliger un certain nombre d’aides à la conduite pendant l’examen. Mais c'est pour l'instant ».
« Il est clair que c'est très nouveau. »
De son côté, le TCS se dit favorable à l’utilisation de technologies qui permettent d’améliorer la sécurité routière et de diminuer le nombre d’accidents : « Nous rappelons néanmoins que le conducteur doit rester maître de son véhicule et être prêt à en reprendre le contrôle à tout moment », rajoute Jordan Girod, le porte-parole de l’association. /mne









