À sec mais en forme avec le Dry January

Ne plus boire d’alcool pendant tout le mois de janvier, c’est le principe du Dry January, une ...
À sec mais en forme avec le Dry January

Ne plus boire d’alcool pendant tout le mois de janvier, c’est le principe du Dry January, une pratique qui gagne en popularité en Suisse. Une personne sur huit a déjà tenté l’expérience dans le pays, selon le Groupement romand d’études des addictions. Ce défi est une occasion de questionner son rapport à l’alcool et de donner un peu de répit à son foie.

Les adeptes du Dry January pourront trinquer en janvier, mais avec de l'eau ou d'autres boissons sans alcool. (Photo : libre de droits). Les adeptes du Dry January pourront trinquer en janvier, mais avec de l'eau ou d'autres boissons sans alcool. (Photo : libre de droits).

Fini l’alcool pour les adeptes du Dry January, tout du moins jusqu’à la fin du mois de janvier. Lancée en 2013 au Royaume-Uni, cette pratique connaît un succès croissant en Suisse.

L’expérience du mois sans alcool peut s’avérer bénéfique à bien des égards, notamment au niveau de la santé du foie. La doctoresse Marion Allart, cheffe adjointe du département d’hépato-gastroentérologie au sein du Réseau hospitalier neuchâtelois, relève les nombreux bienfaits de cette pratique, « en quelques semaines, on peut voir une normalisation du bilan hépatique, c’est-à-dire du bilan du foie. Cela limite aussi la prise de poids, parce que l’alcool est très calorique ». 

Marion Allart : « Le Dry January limite aussi l’effet agressif de l’alcool sur les muqueuses digestives. »

La doctoresse souligne également qu’il serait encore meilleur pour la santé de surveiller sa consommation de boissons alcoolisées toute l’année. « L’Organisation mondiale de la santé recommande de consommer au maximum deux verres d’alcool par jour, mais pas tous les jours. Il faudrait au moins deux jours par semaine sans boissons alcoolisées», explique-t-elle.

« Lors des soirées, il ne faut pas consommer plus de cinq verres d’alcool pour un homme et pas plus de quatre pour une femme. »

Limiter sa consommation d’alcool est important, d’autant plus qu’à forte dose, cette substance est très dangereuse pour la santé. Marion Allart va même plus loin : « C’est une drogue dure qui a des conséquences sévères à long terme, non seulement au niveau du foie, mais ça augmente aussi le risque de cancer, notamment du pancréas. » 

Elle ajoute qu’ « il ne faut pas minimiser les consommations qui peuvent parfois être de mauvaises habitudes, par exemple après le travail pour se détendre ».

« Il y a d’autres manières de se détendre qui sont beaucoup moins nocives. »

En Suisse, plus de la moitié des participants au Dry January relèvent le défi avec succès, selon Addiction Suisse. Rappelons qu’en 2017, 1'553 décès ont été causés par l'alcool chez des personnes entre 15 et 74 ans dans le pays, selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). /yca


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