« ForeverFree », c’est un système développé par Maxime Pugin dans son garage de Fleurier. Il permet à des personnes dans une situation de handicap de continuer à faire de la moto.
Vous vous souvenez des petites roues sur votre vélo, lorsque vous étiez enfant ? C’est ce système qui a inspiré Maxime Pugin, de l’Atelier 57 à Fleurier. A l’origine, son atelier automobile est spécialisé dans la restauration et la préparation de véhicules anciens. Mais le patron a également lancé « ForeverFree », un système qui permet aux personnes touchées par un handicap dans le bas du corps de pouvoir tout de même faire de la moto. « En 2018, je suis tombé sur un reportage sur l’accident de Marc Ristori en 2007 au Supercross de Genève (…) A la fin du reportage, on le voit rouler en moto, mais pas de manière autonome. C’est là que j’ai eu l’idée de faire un système d’équilibre. »
Maxime Pugin : « Le système fonctionne comme un train d’atterrissage d’avion, ça représente un peu les roulettes que vous aviez sur votre vélo quand vous étiez enfant. »
Début 2019, Maxime Pugin a déposé un brevet pour son système, qu’il peut installer sur différents types de motos. Les roues peuvent être déployées au besoin de la personne, grâce à des moteurs… de lit d’hôpitaux ! Son objectif est d’équiper 4 à 5 motos par année, surtout pendant l’hiver. Le garagiste en est à sa deuxième cette saison.
« Le système est entièrement adaptable sur toutes les motos qui ont encore un bras oscillant classique. »
Vers une homologation en Suisse ?
Actuellement, la demande pour ce système d’équilibre vient essentiellement de pilotes du championnat PMR en France, un championnat moto destiné aux personnes à mobilité réduite. Mais l’objectif de Maxime Pugin, c’est de voir son « bébé » se déployer en Suisse. Mais c’est compliqué : « Faire rouler une personne à mobilité réduite, qui serait paraplégique, c’est techniquement faisable. Après légalement… ça va être difficilement possible » sourit le patron de l’Atelier 57. « Après, le but c’est de le proposer comme un accessoire de confort pour les personnes qui ont une prothèse. »
« Ce n’est pas qu’une question de plaisir et de pouvoir à nouveau rouler en moto, mais aussi de pouvoir retrouver de la mobilité et de la confiance en eux. »
Mais ce qui intéresse vraiment Maxime Pugin dans ce projet, c’est le côté humain. « On rencontre des gens qui sont déjà touchés autant psychiquement, mentalement et physiquement. Il faut se mettre à leur place » témoigne le garagiste. /swe










