Les 20 ans du tsunami

Le 26 décembre 2004, il y a tout pile 20 ans, un tsunami dévastait les côtes de l'Asie du Sud-Est ...
Les 20 ans du tsunami

Le 26 décembre 2004, il y a tout pile 20 ans, un tsunami dévastait les côtes de l'Asie du Sud-Est faisant des milliers de victimes dont une centaine de Suisses. Michel et Monique Parmigiani de Fleurier étaient en vacances en Thaïlande et ont été témoins du drame. Témoignages.

Scène de désolation à Phuket en Thaïlande après le tsunami du 26 décembre 2004, immortalisée par la famille Parmigiani de Fleurier. (Photo: Monique Parmigiani). Scène de désolation à Phuket en Thaïlande après le tsunami du 26 décembre 2004, immortalisée par la famille Parmigiani de Fleurier. (Photo: Monique Parmigiani).

Un triste anniversaire. C'était il y a vingt ans, le matin du 26 décembre 2004, à la suite d'un séisme de magnitude 9,3 survenu dans l'océan indien, un tsunami s'écrase sur les côtes de l'Asie du Sud-Est et détruit tout sur son passage. Douze pays ont été ravagés par la catastrophe dont la Thaïlande, l'Indonésie ou encore le Sri-Lanka. Au total, 230'000 personnes ont perdu la vie, dont 112 touristes suisses.

« On y a échappé de peu », explique Monique Parmigiani. Avec son mari Michel et leurs deux enfants, ils venaient de poser leurs bagages dans leur hôtel à Phuket en Thaïlande. La famille a échappé au drame, mais a été témoin de l'horreur.

Monique Parmigiani : « Mon mari a dit à notre fille: tu enlèves tes chaussures et tu cours le plus vite possible. »

La première vague qui s'écrase sur les côtes mesure une vingtaine de mètres et se déplace à 50 km/h. L'eau pénètre jusqu'à 7 kilomètres à l'intérieur des terres emportant tout sur son passage. Le raz de marée touche la Thaïlande entre 10h et 11h du matin à l'heure de pointe des touristes sur la plage. Nombreux sont ceux qui sont restés aux abords de l'océan sans comprendre ce qu'il était en train de se produire. « Je ne sais pas comment décrire cette vague », partage Monique Parmigiani. « On est complètement impuissant face à elle. »

« J'ai apperçu des gens dans l'eau. »


La désolation

Le tsunami laisse place à un paysage complètement dévasté. « C'était terrible, tout était détruit », explique Monique Parmigiani. La famille a dû attendre une semaine avant de pouvoir quitter le pays. « Nous avons laissé la priorité aux blessés », précise Michel Parmigiani. La famille doit alors quitter son hôtel sans affaires et est rapatriée dans un bâtiment en haut d'une colline. « Nous n'avons rien pu prendre avec nous », affirme Monique.

« Il y avait des bâteaux dans tous les sens. »

Les 20 ans du tsunami ont ravivé ces souvenirs qui sont encore aujourd'hui difficiles à évoquer pour Monique et Michel. « Notre fille a été choquée », explique Michel Parmigiani. La famille n'est jamais retournée en Thaïlande. « Nous n'en avons pas eu la force », termine Monique Parmigiani. /crb-sbm


 

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