Rogner sur la promotion et la publicité du musée des Beaux-Arts, c’est rogner sur la visibilité de la ville. La Société des Beaux-Arts et du musée du Locle s’insurge contre les coupes budgétaires.
La culture doit se serrer la ceinture, au Locle. Les Musées des Beaux-Arts et du Château des Monts ainsi que les Moulins souterrains du Col-des-Roches devront revoir leur publicité et leur promotion à la baisse. En acceptant le budget 2025 de la Commune, les conseillers généraux ont, de fait, accepté une coupe d’environ 25% de ce poste. Cela représente quelques milliers de francs, 8'000 francs exactement pour le Musée des Beaux-Arts. L’institution doit en plus faire face à une augmentation de son tarif d’entrée. Le billet passera ainsi de 10 à 14 francs pour l’ajuster au tarif d’entrée des Moulins souterrains, justifie le Conseil communal.
Ces décisions fâchent la Société des Beaux-Arts et du musée du Locle (SBAM). Dans un communiqué diffusé mi-décembre, la SBAM condamne le choix de diminuer la participation de la Ville à son budget. « Par la qualité de sa programmation et le prestige de sa revue de presse, [il] apporte une visibilité extraordinaire à la ville ». « Le Musée des Beaux-arts est une vitrine indéniable du Locle qui participe à la promotion de la commune », argumente la vice-présidente de la SBAM, Pascale Jeanneret.
Pascale Jeanneret, vice-présidente de la SBAM : « Pour le Musée des Beaux-arts du Locle, les conséquences (…) auront une véritable conséquence. »
La SBAM fait également état de son incompréhension concernant l’augmentation de 40% du prix d’entrée au musée. « Cela va à l’encontre de la politique volontariste et dynamique du MBAL de collaborer avec les écoles et de diversifier son public ».
« C’est un énorme montant qui pour certaines catégories du public ne pourra peut-être même pas être assumé. »
Dans son communiqué, la SBAM assure qu’elle « redoublera d’efforts pour affirmer l’importance du MBAL comme lieu de valorisation d’une collection riche et variée, mais aussi comme institution de référence en Suisse et à l’étranger pour l’art contemporain ». En ce début de législature, la société veut (re)nouer le dialogue avec les autorités. « Il y a une volonté de resserrer la relation avec le Conseil communal (…) en vue de favoriser la présentation de la culture dans la ville comme un argument et un atout pour la commune du Locle », explique Pascale Jeanneret.
« Pouvoir dialoguer de manière constructive et dans une vision d’avenir. »
Lors de la dernière séance du Conseil général, il a été relevé que le Conseil communal aurait dû discuter avec les institutions muséales avant de prendre la décision de couper dans les budgets. C’est d’autant plus surprenant qu’un de membres de l’exécutif siège au comité de la SBAM. Pascale Jeanneret évoque alors des questions d’agenda et de temps de discussion insuffisamment long pour évoquer tous les sujets.
« C’est une question d’agenda, surtout. »
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