Ma journée à l'école à l'arrêt à Val-de-Ruz

La Commune de Val-de-Ruz ne renonce pas à Maé, Ma journée à l’école. Mais elle devra redéposer ...
Ma journée à l'école à l'arrêt à Val-de-Ruz

La Commune de Val-de-Ruz ne renonce pas à Maé, Ma journée à l’école. Mais elle devra redéposer un dossier ad hoc au Canton. En matière d’accueil extrascolaire, sa priorité est déjà de répondre au contre-projet « une demande, une place ».

A Val-de-Ruz, presque chaque village possède encore son collège du cycle 1 et 2. Ici à Savagnier. (Photo : archives) A Val-de-Ruz, presque chaque village possède encore son collège du cycle 1 et 2. Ici à Savagnier. (Photo : archives)

La commune de Val-de-Ruz ne renonce pas au projet Maé, Ma journée à l’école. Elle devra toutefois réviser sa copie après avoir reçu en retour le dossier qu’elle avait déposé auprès des autorités cantonales compétentes.

Conseiller communal en charge des écoles, Ahmed Muratovic a présenté un projet bien moins ambitieux que le système appliqué depuis la rentrée scolaire dans deux collèges de la commune de Neuchâtel. La Ville propose un important panel d’activités extrascolaires facultatives, sportives, culturelles ou même scientifiques. Ce n’est pas le cas de Maé de Val-de-Ruz. Ahmed Muratovic estime qu’il est essentiel de distinguer la configuration des deux communes. La première est citadine et universitaire ; elle comprend des formateurs professionnels ou des étudiants en passe de le devenir. La seconde est plutôt rurale et excentrée : « Elle est animée par des associations de bénévoles, qui n’ont pas toujours le loisir d’offrir de leur temps en pleine journée », dit-il.

Pour mieux répondre aux attentes du Canton, Ahmed Muratovic imaginerait pouvoir proposer des activités extrascolaires ponctuelles. Il cite en exemple un atelier de réparation de vélos : « Et puis, à Val-de-Ruz, nous avons aussi un cadre qui est magnifique avec la possibilité de mettre en place des activités en plein air. On va essayer d’en tirer une force. »

Ahmed Muratovic : « À Val-de-Ruz, on ne peut pas se permettre ce luxe. »

La priorité de Maé de Val-de-Ruz se situe toutefois ailleurs. « La base est déjà de mettre en place la réponse au contre-projet "une demande, une place" », insiste Ahmed Muratovic : « Indépendamment de Maé, Val-de-Ruz est vraiment déterminé à étendre son offre en accueil parascolaire. On s’y est engagé. »

Et dans le cadre de cet accueil, la commune de Val-de-Ruz applique déjà le taux de couverture minimale, soit le nombre de places disponibles par rapport aux nombres d’enfants d’un collège. « Mais la demande est plus importante et nous voulons y faire face », conclut Ahmed Muratovic.

« Tout le reste, c’est de la décoration. »

La commune de Neuchâtel est actuellement la seule du Canton à avoir lancé le projet pilote Maé. Les communes de La Chaux-de-Fonds et de La Grande Béroche y ont renoncé. Si l’exécutif de Val-de-Ruz n’abandonne pas le projet, il entrerait au mieux en vigueur lors de la rentrée scolaire de 2026. /mne


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