Le commissaire général de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens était de passage dans sa ville natale jeudi soir. Il a donné une conférence au Club 44. Quelques heures plus tôt, une commission du Conseil des États se penchait sur le financement de l’agence onusienne. Entretien.
Un retour aux sources pour Philippe Lazzarini. Le commissaire général de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens était de retour dans sa ville natale. Le Chaux-de-Fonnier a donné une conférence au Club 44. Jeudi soir, Philippe Lazzarini a décrit la situation à Gaza comme un environnement postapocalyptique. « Gaza est certainement le pire endroit au monde pour un enfant. C’est aussi la place de tous les superlatifs. »
Quelques heures plus tôt, la Commission de politique extérieure du Conseil des États devait se prononcer sur la poursuite, ou non, des versements à l’UNRWA. Le Conseil national a déjà soutenu cette proposition de l'UDC en septembre. Pour Philippe Lazzarini, la décision de stopper ce financement « est principalement de l’incompréhension. La Suisse est le seul pays en Europe qui a suspendu, maintenant, ses contributions à l’UNRWA. » Au début de l’année, seize pays avaient suspendu leur contribution à la suite des accusations portées contre certains membres de l’agence onusienne qui auraient pu participer aux attaques du 7 octobre 2023. « Depuis, il y a eu une enquête, une réévaluation également de l’agence. Et tous les états, à l’exception des États-Unis, ont repris leur financement. La décision de la Suisse est incompréhensible. Elle l’est d’autant plus pour moi en tant que Suisse et Chaux-de-Fonnier. Jusqu’à aujourd’hui, j’étais très fier de la tradition humanitaire de la Suisse. » /sma









