Les feux sont, enfin, au vert pour la construction d’une grande salle de gym à Bevaix. Seize ans après les premières discussions, le Conseil général de la Grande Béroche veut désormais que ce projet se concrétise. Le législatif a validé lundi soir par 35 oui, une opposition et quatre abstentions, un crédit d’engagement de 21,5 millions de francs. Une somme destinée à la construction d’une salle de gym double et polyvalente, d’un parking souterrain de 56 places, d’une centrale de chauffage à distance et d’une cuisine professionnelle pour le parascolaire à Bevaix. Pour la socialiste Zoé Nater, c’est un grand soulagement de voir ce projet passer la rampe. « Il était nécessaire, notamment car la salle de gym est très vétuste. »
Zoé Nater : « C’est un projet vraiment fédérateur pour la commune, pour le village de Bevaix. »
Le groupe PLR a déposé un amendement pour ôter du projet les 3,6 millions de francs destinés à la construction du bâtiment qui doit accueillir le chauffage à distance. Il a été rejeté par 28 voix contre 11 et une abstention. Le libéral-radical Jean Fehlbaum, également administrateur de la société Bérocad qui exploite le réseau de chauffage à distance de la commune, explique que « ce montant est une enveloppe vide destinée à recevoir les machines du chauffage à distance. Bérocad recevrait ensuite ce bâtiment gratuitement. Dans un projet normal, ce genre de bâtiment ne devrait pas dépasser à peu près 13% de la somme totale d’investissement. Alors que si l'on cumule le cadeau fait par la Commune à Bérocad avec ce bâtiment et les 5,4 millions qu’on est censé investir par la suite, ça place le coût de l’enveloppe de la chaufferie aux environs de 40% de l’investissement total. Ce qui est énorme. »
Jean Fehlbaum : « C’est un cadeau fait par la collectivité à une activité future pour un chauffage à distance qui sera partiellement en main de la commune et partiellement en main de Viteos. »
Le parti vert’libéral a lui refusé l’entrée en matière avant d’accepter ensuite le projet. Le président du PVL de la Grande Béroche, Julien Noyer, précise que son groupe souhaitait que ce rapport retourne en commission « car il n’était pas suffisant, notamment au niveau du parascolaire. On a l’impression que l’étude sur l’intégration du parascolaire n’a pas été faite et on remarque qu'actuellement on a de gros problèmes dans ce domaine-là. »
Julien Noyer : « On a l’impression que c’est un projet un peu bâclé. »
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