À Serrières, le nouvel écrin de l’administration cantonale a été inauguré ce jeudi. Le site regroupe treize entités dans le cadre du « programme vitamine ». Son objectif est de rationaliser les surfaces et d’améliorer l’accessibilité au public.
Le pôle administratif de Tivoli a été inauguré ce jeudi à Serrières. Depuis ce printemps, treize entités cantonales ont déménagé sur ce site qui compte 500 employés pour 8500 m2 de surface. Un regroupement qui fait partie du « programme vitamine », initié par le Canton de Neuchâtel en 2019. Son objectif est de rationaliser les surfaces de bureaux, d’accroître les collaborations internes et d’améliorer l’accessibilité au public.
Au niveau de l’aménagement, la volonté était au décloisonnement. Les espaces de travail sont ouverts et modulables. Les salles de réunions, de formation ou d'entretien sont, elles, mutualisées. Différentes optimisations qui permettent de réaliser des économies financières.
Ce site « favorise les synergies et les relations entre collègues », explique Laurent Bovet, chef du programme vitamine.
L’accueil de la population sur un seul et même lieu est un autre des objectifs principaux du pôle administratif de Tivoli. Il a été pensé en fonction des besoins des citoyens en termes d’accessibilité en transports publics, de qualité de service et de présence de réceptionnistes. Ce projet a également été l'occasion de mettre en place un plan de mobilité. Celui-ci vise à diminuer de moitié l'utilisation des transports individuels motorisés des employés de l’État au profit de la mobilité douce.
Quatre millions d’économies escomptées
D’ici 2027, un autre grand pôle sera réalisé à La Chaux-de-Fonds. Sa première pierre a été posée il y a un mois. À terme, ce regroupement de l’administration cantonale sur deux principaux sites devrait représenter une économie annuelle de quatre millions de francs. Ceci grâce à l’optimisation des trajets et de la baisse des surfaces à entretenir. Mais aussi grâce à la baisse des volumes à chauffer, également mieux isolés.
« Il y a vraiment des économies du point de vue des charges en général », se réjouit Alain Ribaux, conseiller d’État en charge de l’économie et des ressources humaines.
Reste que pour le moment, l’État n’est que locataire des lieux. Le Canton possède néanmoins un droit d’emption sur le bâtiment. En attendant un possible rachat, le loyer de Tivoli représente tout de même une économie estimée à 27% par rapport aux anciens baux. /rgi








