Les fréquentes précipitations, notamment ce printemps, ont permis d’alimenter le lac des Brenets et d’éviter de mettre à nouveau le plan d’eau à sec. Pour la NLB, la société de navigation qui œuvre côté suisse, 2024 s’apparente, avec 50'000 voyageurs, à une bonne année.
Après quatre sécheresses et le covid, la Navigation sur le lac des Brenets peut se réjouir d’avoir vécu une belle saison en 2024. Et ce, malgré la pluie qui a peut-être retenu les visiteurs ce printemps. Directeur de la NLB, Yvan Durig estime que ses trois bateaux ont transporté quelque 50'000 voyageurs cette année. Et la saison n’est pas terminée. Il reste encore trois week-ends.
Yvan Durig : « C’est une belle saison qu’on va terminer sous les meilleurs auspices. »
Cette saison qui s’achève est une véritable bouffée d’oxygène pour l’entreprise qui vit depuis 2018 des années compliquées.
2024 a été plutôt pluvieuse, retenant sans doute quelques touristes à s’élancer sur les flots du lac, notamment ce printemps. Mais la pluie a surtout permis d’éviter l’assèchement du lac, comme ça avait été le cas en 2018, 2020, 2022 et 2023. L’année dernière, la navigation avait même dû être arrêtée durant deux mois, en pleine saison. C’est dire si 2024 était décisive.
« Une saison comme celle-ci redonne de l’espoir pour les années prochaines. »
Le directeur de la NLB atteindra l’âge de la retraite en 2025. Mais pas question pour lui de ranger sa casquette de capitaine. Pour permettre à sa société de garder la tête hors de l’eau, il a dû consentir à des investissements ces dernières années. On se souvient notamment du rachat en 2019 du restaurant du Saut-du-Doubs, fermé durant plus de trois ans. Sa rénovation et sa réouverture ont permis de drainer 10'000 passagers supplémentaires cette année-là, estime Yvan Durig.
« Il y a beaucoup de passion dans ce travail. »
Malgré les investissements et une bonne saison 2024, l’horizon de la NLB n’est pas encore complètement dégagé. La société n’est pas à l’abri d’un nouvel assèchement du lac des Brenets. Pour tenter de remédier au problème, une taskforce a vu le jour en 2022. Elle a réalisé différentes études dont, dernièrement, une bathymétrie, une radiographie du fond du lac, « pour nous permettre de déceler les endroits poreux du dernier bassin », explique Yvan Durig et trouver des solutions de colmatage. Reste que le site est à cheval sur la frontière franco-suisse, ce qui signifie deux systèmes, deux législations, deux façons de faire. Il faut l’aval des deux parties pour aller de l’avant avec ce dossier.
« Ces sécheresses (…) c’est problématique non seulement pour l’économie, mais également pour la faune et la flore. »
La saison de la NLB s’achèvera le premier week-end de novembre. Ces jours, le débit aux chutes du Doubs oscille entre 50 et 70 mètres cubes par seconde, le tout auréolé de couleurs automnales, de quoi faire rêver. /cwi









