La Tène : pics de pollution mieux cernés

L’activité industrielle de l’Entre-deux-Lacs a un impact sur la qualité de l’air de la commune ...
La Tène : pics de pollution mieux cernés

L’activité industrielle de l’Entre-deux-Lacs a un impact sur la qualité de l’air de la commune, de même que le trafic autoroutier. C’est ce qui ressort de mesures réalisées sur deux ans.

Le trafic sur l'autoroute A5 est notamment responsable de concentrations de particules fines à Wavre, selon les mesures réalisées.  Le trafic sur l'autoroute A5 est notamment responsable de concentrations de particules fines à Wavre, selon les mesures réalisées. 

Mieux comprendre les pics de pollution qui affectent la commune de La Tène. Une campagne de mesures de la qualité de l’air a été menée entre juillet 2020 et juillet 2022. L’analyse a porté sur le secteur des Perveuils, à proximité du centre commercial de Marin Centre, et à Wavre. Les conclusions ont été rendues publiques lundi. Il en ressort que des quantités importantes de particules fines ont été relevées à Wavre par moment, « induites très probablement par la circulation sur l’autoroute A5 », indique Daniel Rotsch, conseiller communal à La Tène, en charge de l’aménagement du territoire et de l’environnement.


Des pics importants de dioxyde de soufre

Par ailleurs, des pics de pollution au dioxyde de soufre qualifiés « d’importants », par le conseiller communal, ont été enregistrés, causés par l’activité industrielle des Perveuils, mais plus généralement de l’Entre-deux-Lacs.  Ces pics ont atteint 1'500 microgrammes au m3 durant quelques minutes, en sachant que le seuil de tolérance est fixé à 100 microgrammes par m3. Selon Daniel Rotsch, ces chiffres sont toutefois à manier « avec précaution ». « Le résultat sur une année est proche des valeurs limites légales », ajoute-t-il.

Daniel Rotsch: « Deux polluants ressortent clairement sous l’angle des pics de production. »

L’entreprise Metalor a notamment dû prendre des mesures de correction. « Ça a pris un certain temps », explique Daniel Rotsch. « L’appareillage pour cette opération est extrêmement complexe », dit-il. Depuis ces essais, il n’y a pas eu de nouveaux pics de pollution au dioxyde de soufre, selon le conseiller communal, qui ajoute que de nouvelles mesures seront réalisées par le Service cantonal de l’énergie et de l’environnement en 2025 « pour démontrer vraiment clairement si oui ou non on a pu améliorer la situation ».

« Des résultats très encourageants. »

Les différents vents jouent aussi un rôle dans l’accumulation de polluants, principalement à Marin, ce qui induit une pollution de fond. Les niveaux de dioxyde de soufre sont par exemple plus élevés lors de vent du sud-ouest par exemple, peut-on lire dans le communiqué. Les pics sont par ailleurs repérables à leur odeur caractéristique « de mazout et d’œuf pourri », précise Daniel Rotsch. « Cette campagne a été lancée pour vérifier si le ressenti général était justifié ou non », explique le conseiller communal.


Communication renforcée

Selon lui, cette démarche a aussi permis de renforcer la communication entre la Commune, les entreprises concernées et le Service de l’énergie et de l’environnement. Désormais, les industries de l’est de l’Entre-deux-Lacs sont tenues d’informer plus régulièrement les autorités sur les activités pouvant générer des polluants. /sbm


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