La bouchère a pignon sur rue à Dombresson

Le commerce de village séduit encore : une nouvelle boucherie a ouvert à Dombresson début octobre ...
La bouchère a pignon sur rue à Dombresson

Le commerce de village séduit encore : une nouvelle boucherie a ouvert à Dombresson début octobre. Sa gérante, Cloé Nussbaumer, estime répondre à la demande d’une clientèle qui désire manger local. 

Cloé Nussbaumer croit encore au commerce local.  Cloé Nussbaumer croit encore au commerce local. 

De la viande après le fromage : outre l’enseigne Schwarz des Geneveys-sur-Coffrane, une seconde boucherie artisanale est désormais ouverte depuis le 1er octobre au Val-de-Ruz. La boucherie chez Cloé de Dombresson est implantée dans les locaux, entièrement rénovés, de l’ancienne fromagerie Christen, à la Grand’Rue. Ce magasin avait définitivement fermé ses portes fin juin, après 24 ans d’exploitation.

Le fait est assez rare pour être signalé. Le nombre de petits commerces de détail diminue inéluctablement : les maintenir constitue souvent une gageure et en ouvrir un nouveau, un défi professionnel.

Enfant de Dombresson, Cloé Nussbaumer n’a pas été freinée par ce constat.  La jeune bouchère n’a pas hésité à ouvrir sa propre boucherie, dans son village. Son argumentation tient en quelques mots : « Les clients apprécient cette proximité. Ils me posent beaucoup de questions sur l’origine de la viande. Ils désirent surtout manger des produits locaux et de qualité. » 

Cloé Nussbaumer : « J'avais aussi l'envie de faire revivre une boucherie dans ce village. »

Consommer local, ce n’est pas seulement qu’un vœu pieu. Cloé Nussbaumer se dit ravie des premiers jours d’exploitation : la clientèle a répondu présente, par curiosité peut-être, mais aussi en raison de la proximité d’une enseigne qui se fournit autant que possible chez des producteurs de la région : « Pour moi, c’est super important, je regarde les étiquettes des légumes de la viande, peu importe, j’essaie d’acheter local », a lâché une cliente.

Une cliente : « On est sûr de la qualité. »

Outre le fait qu’il est rare d’ouvrir une nouvelle boucherie de village, il est encore plus rare que cette dernière soit tenue par une femme. Après avoir suivi son apprentissage à Corgémont et engrangé quelques années d’expérience supplémentaires dans son métier, Cloé Nussbaumer ne s’arrête pas sur cette considération. Elle vit sa passion, en  ajoutant, dit-elle, dans ses nouveaux locaux sa sensibilité féminine de bouchère : « J’ai eu la chance de pouvoir décider des travaux. J’ai mis ma petite touche personnelle. J’aime beaucoup la couleur rouge, bordeaux et la décoration. »/mne

Cloé Nussbaumer : « Il y a plus de boucheries qui ferment plutôt qui rouvrent. »


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