Les cancers du sein sont détectés plus tardivement chez les femmes de moins de 50 ans

Octobre rose a commencé mardi. La campagne de sensibilisation du cancer du sein concerne aussi ...
Les cancers du sein sont détectés plus tardivement chez les femmes de moins de 50 ans

Octobre rose a commencé mardi. La campagne de sensibilisation du cancer du sein concerne aussi les femmes de moins de 50 ans, qui sont souvent diagnostiqués à des stades plus tardifs.

Les tumeurs détectées à des stades plus tardifs ont un moins bon pronostic. (Photo : illustration). Les tumeurs détectées à des stades plus tardifs ont un moins bon pronostic. (Photo : illustration).

Le mois d’octobre se veut rose comme chaque automne. La campagne d’octobre rose fait son grand retour en Suisse et a pour objectif de sensibiliser au cancer du sein. « En Suisse, ce sont environ 6'400 femmes par année qui sont diagnostiquées. Parmi elles, 19% ont moins de 50 ans et 5% moins de 40 ans », selon l’Association savoir patient.


Détection souvent tardive

Chez les femmes de moins 50 ans, la détection est souvent tardive car le dépistage systématique commence à partir de 50 ans. Une mammographie est ensuite demandée tous les deux ans. Plus la tumeur détectée est précoce, meilleur sera le pronostic.

Mais avant 50 ans le dépistage organisé n’existe pas. Pour conséquence, les tumeurs détectées sont souvent plus grandes et atteignent parfois déjà les ganglions sous les bras.

Jérome Mathis, médecin-chef de la Clinique des Femmes à l’hôpital de Bienne : « Le point d’entrée est souvent l’autopalpation avant 50 ans, donc on découvre souvent des tumeurs plus grandes »

La biologie des cancers chez les femmes plus jeunes est aussi souvent plus agressive.


Banalisation des symptômes

En ce mois d’octobre, il est important de rappeler ce qui peut expliquer un retard de diagnostic. La banalisation des symptômes, des nodules douloureux, des histoires familiales de cancer du sein ou encore une question de priorités en font partie.

L’Association savoir patient rappelle que le cancer du sein est plus souvent diagnostiqué en Suisse romande et au Tessin qu’en Suisse alémanique. Ceci s’explique par le fait que le tout est organisé par le programme de dépistage de manière cantonal, signifiant que certains cantons suisses ne le font pas. Plusieurs cantons alémaniques ne comptent ainsi pas de programmes de dépistage organisé. À l’inverse, le taux de mortalité est inférieur en Suisse romande et au Tessin. /cgr


 

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