Bien connue des parents de nourrissons, la bronchiolite est une maladie respiratoire qui se propage en automne et en hiver. Dès mi-octobre, un nouveau traitement préventif va être mis sur le marché dans le canton de Neuchâtel.
Un outil de plus pour lutter contre la bronchiolite. Un nouveau traitement préventif sera disponible dès la mi-octobre dans le canton de Neuchâtel et doit permettre de limiter les hospitalisations des nouveau-nés. Cette maladie respiratoire touche particulièrement les nourrissons de moins de trois mois et peut entraîner de graves complications. Chaque année en Suisse, près de 3'000 enfants de moins d’une année sont hospitalisés suite à des cas de bronchiolites aiguës. « Avec ce traitement, c’est 70% des hospitalisations que l’on aimerait pouvoir éviter », explique Laurence Racine, médecin-cheffe du Département de pédiatrie au Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe). Comme elle l’ajoute, « le médicament permet d’agir de manière préventive en immunisant les nourrissons à l’aide d’un anticorps spécifique. On l’administre en une seule fois et il protège durant 5 à 6 mois, ce qui permet de couvrir toute la période de propagation de la bronchiolite. »
Laurence Racine : « Ce traitement est un vrai plus. »
L’objectif du traitement est donc de protéger efficacement les bébés pour la saison hivernale. Comme la médecin-cheffe en pédiatrie le précise, « pour le moment, cette campagne est uniquement destinée aux enfants de moins d’une année. On espère vraiment que les parents seront sensibles à cette thématique et choisiront de protéger leurs enfants ». Disponible dès la mi-octobre, ce nouveau traitement sera proposé directement à la maternité du RHNe pour les bébés qui viendront au monde entre octobre et mars. Pour les nourrissons nés entre avril et septembre, le traitement peut être effectué chez un pédiatre. Dans les deux cas, ce dernier est remboursé par l’assurance obligatoire des soins (AOS).
Pas la seule mesure
Si les autorités sanitaires et la société de pédiatrie du canton recommandent le traitement, ce dernier ne doit pas mener à l’abandon des mesures simples de prévention pour autant. Parmi les différents comportements à adopter, « avoir des contacts avec des gens en bonne santé est très important, déclare Laurence Racine. Il s’agit d’une précaution pour l’enfant, comme le fait de ne pas le faire passer de bras en bras. De plus, les gestes barrière tels que le lavage de mains ou le port d’un masque lors de symptômes grippaux ne doivent pas non plus disparaître. »
« C’est vraiment une précaution pour la santé de l’enfant. »
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