Elle est de retour. Comme ailleurs sur le continent, la coqueluche a connu une hausse de cas en Suisse et dans le canton de Neuchâtel, particulièrement cet été. Pendant la pandémie de Covid19, cette maladie infectieuse avait presque complètement disparu, avant de refaire son apparition en automne dernier. Comme l’explique Laurent Kaufmann, médecin cantonal neuchâtelois, « l’élimination des gestes barrières permet d’expliquer la recrudescence de plusieurs maladies respiratoires, dont la coqueluche ». Mais comme il l’ajoute, un autre facteur explique cette récente hausse de cas : le caractère cyclique de la maladie. « Tous les trois à cinq ans, on connaît une augmentation du nombre de personnes infectées », explique-t-il. Ceci est dû à une immunité partielle qui diminue, année après année.
Laurent Kaufmann : « La protection n’est jamais de 100 pour cent. »
Un vaccin qui protège des complications
En Suisse, une large majorité de la population est vaccinée. En effet, selon la dernière enquête de l’OFSP, effectuée sur des chiffres de 2020 à 2022, 96% des enfants de 2 ans ont reçu trois doses de vaccin et sont ainsi complètement vaccinés. Dès lors, comment expliquer une hausse des cas ? Comme Laurent Kaufmann le précise, « le vaccin protège des complications, mais pas de la maladie ». Chez les adultes, la coqueluche est souvent inoffensive, provoquant une toux sur le long terme. Mais comme il l’ajoute, « il ne faut pas banaliser la situation pour autant ». Le Service de la santé publique encourage donc les adultes à consulter en cas de toux inhabituelle et persistante, surtout si ces derniers s’occupent de nourrissons.
« Ce sont les nourrissons de moins de 6 mois qui sont les plus exposés aux complications. »
Un message rassurant
Si l’heure reste aux recommandations, le médecin cantonal se veut rassurant. « En ce moment, le système de soin n’est pas sujet à une grosse pression et l’on ne compte pas d’hospitalisation récente dans le canton. » Malgré un pic important sur les mois de juillet et août, « aucune augmentation des cas n’a été observée lors de la rentrée scolaire, contrairement à ce qu’on attendait. » Si la coqueluche va continuer de circuler, le médecin cantonal n’émet pas de forte crainte quant à l’ampleur de la transmission. Néanmoins, « c’est une maladie très contagieuse et on estime qu’une personne touchée peut en contaminer 15 en moyenne s’il n’y a aucune protection ». De fait, les vaccins restent de mise.
Et pour rappel, cette maladie contagieuse peut avoir de graves répercussions sur les nourrissons et les jeunes enfants, pouvant mener jusqu’à un arrêt respiratoire. Les informations sur la vaccination sont à retrouver sur le site du Service de la santé publique. /mkr










