Tensions au sein du centre pour jeunes à Fleurier. À la suite de problématiques financières traversées depuis le début de l’année, la communication a été plus difficile à l’interne. En parallèle, des solutions pour pérenniser Barak sont en discussion avec la Commune de Val-de-Travers.
Comment Barak va évoluer ces prochaines années ? La question interpelle à Val-de-Travers depuis quelques mois déjà. Fin décembre 2023, le Conseil général vallonnier refusait un amendement du POP, qui demandait une augmentation de 30'000 francs de la subvention communale annuelle. Un montant alors destiné à assurer les salaires des deux animateurs sociaux actifs au sein du centre des jeunes de Fleurier. Aujourd’hui, la subvention pour le lieu est de 10 francs par habitant, soit environ 105'000 francs par an. Une subvention qui doit être rediscutée en début d’année prochaine.
Ces problèmes financiers ont eu un impact sur la communication à l’interne. Selon plusieurs témoignages récoltés par RTN, le comité de l’Association Barak serait « déconnecté du terrain » et de l’importance de l’accueil libre pour les jeunes qui fréquentent le centre de Fleurier. Jusqu’à maintenant, les 12-18 ans avaient toujours leur mot à dire dans l’utilisation du centre, qu’ils considèrent comme « une deuxième maison ». Des utilisateurs ont senti la volonté du comité de changer cette dynamique. Un événement a marqué les esprits avant les vacances d’été : une nouvelle couche de peinture a été apposée à l’entrée du bâtiment afin de recouvrir certains tags. Elle a été annoncée par une simple circulaire une semaine à l’avance, et les jeunes n’ont pas eu leur mot à dire dans le processus.
Plus de 10 ans après son ouverture, le centre est toujours fréquenté par près de 40 jeunes à chaque ouverture. Le fonctionnement a toujours été le même. Présent depuis le début de Barak, l’animateur Cédric Schlatter a tenu à rappeler qu’« à chaque décision importante, le comité, les jeunes et les animateurs, ainsi qu’un membre du Conseil communal ont été présents. » Des sources nous ont pourtant rapporté que les échanges avec le comité s’étaient espacés ces derniers mois.
Barak bientôt sauvé ?
Contacté pour réagir, le vice-président de l’association Daniel Huguenin-Dumittan confirme que des tensions ont pu apparaitre depuis le début de l’année, car les problématiques financières étaient au centre des discussions. Il explique également que les animateurs employés par le comité avaient des craintes pour leurs salaires, et que ceux-ci sont désormais assurés jusqu’à la fin de l’année. Organisée début juillet, une discussion avec les jeunes a permis de repartir sur des bases saines, surtout après l’épisode de la peinture des murs de l’entrée. Deux jeunes qui fréquentent le centre ont aussi accepté de rejoindre le comité en tant que suppléants. Daniel Huguenin-Dumittan explique encore que des discussions poussées sont en cours avec la Commune de Val-de-Travers, afin de pérenniser l’avenir de Barak. Une des possibilités, c’est l’internalisation du centre par la Commune. Une réflexion également confirmée par Sarah Fuchs-Rota, conseillère communale à Val-de-Travers en charge du dossier. Les détails suivront d’ici la fin de l’année. Tous les deux rappellent d’ailleurs l’importance de maintenir un accueil libre, en place au sein du centre depuis de nombreuses années.
Motion populaire communale traitée au Conseil général
Ce lundi soir, Barak sera également à l’ordre du jour de la séance du Conseil général de Val-de-Travers. Une motion populaire communale, la première depuis la fusion de Val-de-Travers, a été déposée par des citoyens afin, justement, de « pérenniser Barak », en subventionnant l’intégralité des paiements des employés du centre. /swe









