C’est un chamboulement de taille pour la politique suisse. Une enquête publiée sur les sites des journaux de Tamedia lundi met en lumière une possible fraude lors de la collecte de signatures dans le cadre d’initiatives populaires. Des personnes de l'initiative Service Citoyen ont déposé plainte en juin 2023 après avoir eu des soupçons de signatures non valables. Celles-ci auraient été collectées par l’entreprise Incop contre de l’argent. Pour le conseiller aux Etats neuchâtelois Baptiste Hurni, « ce qui est sorti de nouveau, c’est assez grave parce qu’effectivement, ce sont des gens qui n’ont jamais signé. On a simplement recopié des noms et des prénoms de personnes qu’on n’a jamais abordées. »
Baptiste Hurni : « C’est la crédibilité de notre système qui est en jeu. »
Dans un communiqué publié lundi, le Parti socialiste neuchâtelois condamne ces actes et appelle à une interdiction des récoltes rémunérées de signatures. Pour le conseiller aux Etats, le problème est d’avoir un modèle économique qui rémunère à la pièce : « Il pousse très fortement à ces falsifications et à ces fraudes et c’est pour cela que c’est un modèle qui est dangereux en soi. »
« Un secrétaire politique […] n’a aucun incitatif financier à frauder le système. »
Selon le Ministère public de la Confédération, des procédures sont actuellement en cours contre différentes personnes physiques et contre inconnus. /comm-ecr









