C’est le journal le plus lu au Vallon : le « Courrier du Val-de-Travers hebdo » s’écrira avec de nouvelles machines. L’imprimerie Montandon a récemment changé sa presse et sa plieuse. Les anciennes dataient du milieu des années 1980. Un investissement de plusieurs centaines de milliers de francs qui est un véritable pari sur l’avenir à l’heure où les grands groupes médiatiques du pays ferment leurs centres d’impression. A Fleurier, Isabelle et Duilio Rota sont la cinquième génération à la tête de cette imprimerie fondée en 1854. Le couple croit dur comme fer à la nécessité d’une actualité micro-locale.
La nouvelle presse Speedmaster et la nouvelle plieuse Stahlfolder offrent une meilleure fiabilité. Il faut dire que les anciennes machines devenaient capricieuses et certaines pannes pouvaient provoquer des sueurs froides, surtout lorsqu’elles intervenaient sans crier gare le jeudi, jour de publication de l’hebdomadaire. « C’était toujours angoissant de se dire ‘est-ce que la machine va tenir’ », explique Duilio Rota, directeur de l’imprimerie Montandon. « C’était assez violent ». D’autant que l’hebdomadaire est attendu dans les ménages du Vallon : « Si l’un de nos 38 porteurs oublie de mettre le journal dans une boîte aux lettres, le lecteur nous appelle et est inquiet », raconte Duilio Rota.
Duilio Rota : « les pannes, c’était assez violent. »
Investir pour ne plus affronter de soucis techniques
Afin de ne plus subir des pannes, l’éditeur s’est mis à la recherche de nouvelles machines. Une presse d’occasion, presque neuve, a pu être achetée en Suisse alémanique et une plieuse a été commandée. « Beaucoup de travaux ont dû être réalisés dans l’imprimerie afin de faire entrer la nouvelle presse de huit tonnes. Un mur de l’immeuble a été ouvert afin que la machine puisse être installée » raconte Duilio Rota.
Duilio Rota : « On n’a pas pu faire rentrer cette presse par la porte principale. »
Le Courrier imprimé durant un an à Sainte-Croix
Avant l’arrivée des nouvelles machines ce printemps, une partie du Courrier a été imprimée durant un an chez les voisins vaudois du « Journal de Sainte-Croix et environs ». Alors pourquoi ne pas avoir centralisé l’impression des journaux à Sainte-Croix et choisi d’investir dans de nouvelles machines à Fleurier ? « Bonne question », reconnaît le patron du Courrier. Il avoue qu’imprimer le journal au Vallon était important. Et puis, avec ces nouvelles machines « nous pourrons aussi réaliser d’autres travaux ».
Avec ces nouvelles machines « on peut doubler notre rythme de travail ».
De quoi occuper les 14 collaborateurs de cette imprimerie au pied du Chapeau de Napoléon à Fleurier. /aju











