Le Département de la santé, des régions et des sports annonce mercredi le retrait de l’autorisation d’exploiter de l’établissement médico-social de Colombier au 30 août 2024. Les résidents seront tous relogés dans d’autres structures du canton.
L’histoire est terminée pour l’EMS de La Colombe. Le Département de la santé, des régions et des sports de Neuchâtel explique mercredi avoir mis fin à l’autorisation d’exploiter de l’établissement au 30 août. Une décision radicale, prise, car « plusieurs conditions » que doivent remplir ces établissements n’étaient plus réunies sur le site de Colombier. De plus, le 19 août, le propriétaire de l’institution avait « annoncé de manière unilatérale » la cessation de son activité à la fin du mois.
Un contexte « fragile »
Contacté, le chef du service cantonal de la santé publique, Vincent Hugunenin-Dumittan, insiste tout d’abord sur le fait que dans cette histoire, les résidents n’ont « jamais été mis en difficulté ou en danger ». Quant à l’EMS lui-même, il explique en se référant au RASI (Règlement sur l'autorisation d'exploitation et la surveillance des institutions) que ces structures doivent répondre à de nombreuses conditions. « Un EMS doit par exemple être dirigé par une personne de moins de 70 ans aux qualifications nécessaires. Il doit aussi disposer de personnel qualifié et en nombre suffisant », expose le chef de service. Sans préciser lesquelles, il souligne que La Colombe n’en remplissait plus certaines.
Timing serré
La situation est toutefois particulière en raison de l’annonce du propriétaire de cesser son activité le 31 août. « Normalement, dans ce genre de cas, nous avons un délai de six mois pour nous organiser. Dans ce cas, nous avons eu seulement deux semaines », regrette Vincent Huguenin-Dumittan. Il assure toutefois que les résidents de La Colombe, soit un maximum de 30 personnes, « seront tous relogés d’ici vendredi soir dans d’autres établissements du canton ». Il relève toutefois qu’un départ aussi abrupt est un défi logistique, « mais également humain pour les résidents qui quitte un lieu qu’ils connaissent pour un site qui leur est inconnu. » /comm-gjo









