L’utilité de la ligne directe entre Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds aurait été remise en cause par les CFF, qui ont publié un démenti dans la foulée. Le conseiller aux États Baptiste Hurni rassure sur l’avenir du projet.
La ligne directe entre Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds est-elle une dépense superflue ? À en croire la SonntagsZeitung, la réponse pourrait être oui. Dans un article de ce titre dominical, repris par la RTS, les dirigeants de l’ancienne régie fédérale auraient dénoncé des investissements coûteux pour peu de secondes gagnées dans les temps de trajets. La ligne directe neuchâteloise fait partie des exemples cités. C’est le surcoût de 6,9 milliards de francs validé par le Parlement en février qui serait surtout pointé du doigt par les CFF. Les Verts neuchâtelois se sont offusqués de ces propos, mais l’ex-régie fédérale a démenti lundi avoir tenu cette position selon la RTS, qualifiant ces investissements de nécessaires.
Pour le conseiller aux États neuchâtelois Baptiste Hurni, cette position est uniquement défendue par l’ancien directeur des CFF Benedikt Weibel. Le socialiste précise que la ligne directe « était d’ores et déjà dans la loi pour les projets 2035 ». Ce sont d’autres projets qui ont été rajoutés dans le crédit voté en février, rappelle-t-il.
Baptiste Hurni : « Les aigreurs d’estomac d’un ancien dirigeant des CFF, heureusement, ne remettront pas en cause ce magnifique projet. »
« L’article de la SonntagsZeitung doit nous fâcher à plusieurs égards », estime le conseiller aux États qui juge insupportable la position tenue par l’ancien dirigeant des CFF qui qualifie d’inutiles les projets votés par le Parlement. Pour Baptiste Hurni, ces nouveaux crédits ne font que corriger des sous-investissements ferroviaires en Romandie.
Une panne informatique géante affecte les CFF
Les CFF font par ailleurs face à une importante panne informatique, qui serait en passe d'être résolue. Celle-ci a affecté l'achat de billets, l'affichage dans les gare et certains services en ligne. /sbm









