Un ensemble romand fait trembler Édimbourg

Ils font vibrer la cour du château de la capitale écossaise. Le groupe Majesticks Drum Corps ...
Un ensemble romand fait trembler Édimbourg

Ils font vibrer la cour du château de la capitale écossaise. Le groupe Majesticks Drum Corps est au Military Tattoo depuis le vendredi 2 août, une consécration pour cet ensemble créé au Landeron. Marc Wehrli dirige les 29 membres actuellement en Écosse. Il revient sur leur parcours ainsi que les moments qui l’ont marqué.

Chaque soir, quelque 9'000 spectateurs assistent au Royal Edinburgh Military Tattoo (Photo: Jane Barlow/PA via AP) Chaque soir, quelque 9'000 spectateurs assistent au Royal Edinburgh Military Tattoo (Photo: Jane Barlow/PA via AP)

C’est un rêve d’enfant qui se réalise pour les membres de cet ensemble romand. Petits, certains regardaient l’événement depuis leur poste de télévision, aujourd’hui, c’est à leur tour d’être regardés. Majesticks Drum Corps a été fondé il y a 13 ans et ses membres se produisent actuellement dans la cour du mythique château écossais, pour le Royal Edinburgh Military Tattoo.

L’histoire commence en 2011, lorsqu’une bande de copains décide de monter un ensemble afin d’organiser un spectacle de tambours. Aujourd’hui, l’équipe a passé de huit à près de 30 membres, et la salle du Landeron s’est transformée en château écossais. Loin d’imaginer aller aussi loin, l’équipe peine à réaliser ce qui est en train de lui arriver.

Marc Wehrli, manager des Majesticks Drum Corps : « La porte s'ouvre, les lumières s'allument (...) ça fait toujours quelque chose. »

« C’est un rêve éveillé que l’on vit », explique le manager, Marc Wehrli. Membre du groupe depuis 10 ans, « presque au tout début », c’est lui qui s’occupe de coordonner les membres et de faire le lien avec les institutions sur place, en plus de sa place derrière un tambour. 


Un travail important

Si les 29 membres présents sur place ne comptent pas leurs heures, l’engagement est énorme. Comme le précise Marc Wehrli, « c’est beaucoup de travail, beaucoup d’investissement. Parfois c’est un peu difficile de jongler entre les deux ».

« C'est parfois difficile de jongler entre vie professionnelle et répétitions. »

Car si la plupart des ensembles programmés à l’événement sont des orchestres militaires professionnels, Majesticks Drum Corps reste un des rares groupes à n’être composé que de civils. Comme le souligne leur manager, « certains membres ont pris l’intégralité de leurs vacances pour venir sur place, d’autres des congés non payés ». Mais à ses yeux, le plaisir reste de mise. « Le ressenti que l’on a maintenant, c’est que les gens ne regrettent pas de l’avoir fait », explique Marc Wehrli.


Au-delà de la musique

Une chose est sûre, une fois sur place, il n’y a pas de temps pour s’ennuyer. Si la musique occupe le devant de la scène, en coulisses, les rencontres sont au menu. Comme nous l’explique Marc Wehrli, la plupart des musiciens sont logés au même endroit, facilitant ainsi la naissance de nouvelles amitiés.

« Les échanges sont l'essence même du Tattoo. »

Le Military Tattoo va donc au-delà de ses apparences militaires. Le manager du groupe Majesticks Drum Corps mentionne la semaine de répétition qui précède l’ouverture : « c’est très intense, on se voit sans se connaître puis des liens commencent à se créer ».

Même s’il reste trop tôt pour un bilan, l’événement ne se terminant que le 24 août, Marc Wehrli sait qu’il aimerait continuer à « faire des Tattoos partout dans le monde » avec l’ensemble. « Pouvoir prendre quelques jours de vacances et bouger partout dans le monde, ce serait le rêve ultime », confie-t-il en fin d’appel.

Premier ensemble romand à participer à l’événement, il semble bien que les tambours de Majesticks Drum Corps résonneront encore longtemps dans le paysage romand, suisse, et même mondial. /mkr


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