Bandes rivales jugées à Neuchâtel : peines plus sévères

La Cour pénale neuchâteloise a jugé coupable lundi sept jeunes en lien avec un enlèvement entre ...
Bandes rivales jugées à Neuchâtel : peines plus sévères

Bandes rivales jugées à Neuchâtel: peines plus sévères

Photo: KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

La Cour pénale de Neuchâtel a alourdi lundi en appel la peine des membres de la bande chaux-de-fonnière du 47 accusés d’enlèvement.

Le jugement de la Cour pénale neuchâteloise est tombé lundi à l’encontre de sept membres de la bande chaux-de-fonnière du 47. Il est plus sévère qu’en première instance. Les prévenus étaient accusés d’avoir pris part à l’enlèvement d’un Biennois, membre d’une bande rivale, durant la nuit du 20 au 21 mars 2021. Ils devaient notamment répondre d’agression, de menaces, de contrainte, de séquestration et d’enlèvement.  La victime avait été rouée de coups à plusieurs reprises. Elle avait été placée de force dans le coffre d’une voiture en gare de Neuchâtel et conduite à La Chaux-de-Fonds, d’abord au téléski de Chapeau-Râblé, puis dans une cave, rue de la Fiaz.

Près de 3 ans et demi de prison pour l’accusé le plus lourdement puni

La Cour pénale a alourdi les peines. La présidente a estimé que ça n’était « pas des erreurs de jeunesse ». La vision de la Cour diffère ainsi du tribunal de première instance qui n’avait pas retenu l’agression à l’encontre de la plupart des membres de la bande.  Pour la présidente du Tribunal cantonal, les accusés ayant pris part aux diverses étapes de cet enlèvement doivent être considérés comme participants aux infractions, même s’ils n’ont pas frappé la victime. « Personne ne s’est interposé », a déclaré Marie-Pierre de Montmollin.

La Cour pénale a ainsi admis partiellement le recours du Ministère public qui réclamait des sanctions plus sévères, tandis que les appels des prévenus ont été en grande partie rejetés. Ce que retient Ludivine Ferreira Broquet, la procureure, c’est que : « lorsque l’on s’associe à l’idée d’un groupe, même si l’on ne porte pas soi-même les coups, on peut être auteur d’agression, d’enlèvement et de séquestration ».

Ludivine Ferreira Broquet : « C’était le point important de l’appel du Ministère public. »

Le principal accusé écope par conséquent d’une peine alourdie à 41 mois ferme, soit près de trois ans et demi, contre deux ans ferme en première instance. Il reste ainsi en détention. Le jeune homme a également été reconnu coupable d’une agression survenue au CIFOM au Locle. Son avocat attendait d’avoir une discussion avec son client avant d’envisager de porter l’affaire devant le Tribunal fédéral.

Des peines ferme et une expulsion

Deux autres peines ferme ont été prononcées, l’une de 33 mois et demi et la seconde de 15 mois, assortie de l’expulsion du territoire suisse pour une durée de cinq ans. Les quatre autres membres de la bande écopent de peines s’étalant de 20 à 11 mois avec sursis.

Les frais de justice, qui s’élèvent à 19'000 francs, sont répartis entre six des sept prévenus.

Les parties ont 30 jours pour faire appel dès la réception du dispositif de jugement par écrit. /sbm-ats

 

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