Dans le cadre de son 175e anniversaire, la Poste suisse a décidé de montrer ce qui se passe derrière les murs de son centre de compétence de vote électronique. La sécurité du système est le travail quotidien des collaborateurs.
Les dessous du vote électronique et de la cryptographie dévoilés au public. Dans le cadre son 175e anniversaire, la Poste suisse a ouvert samedi les portes du centre de compétence de Neuchâtel. Depuis 2019, une équipe d’experts y travaille sur des codes, des protocoles et des algorithmes pour développer le système de e-voting. Dix développeurs travaillent « quotidiennement à améliorer le système », explique Nils Aellen, ingénieur en architecture informatique au centre de compétence.
Dans ce projet, la Poste travaille avec des experts du monde entier. Et pour vérifier la sécurité de son système et l’améliorer, elle fait appel à des hackers éthiques. Des pirates bienveillants qui cherchent des failles et qui se font récompenser en espèces sonnantes et trébuchantes s’ils parviennent à mettre le doigt sur des dysfonctionnements. À ce jour, aucune faille critique n’a été trouvée.
Nils Aellen : « Le hacker qui a trouvé la plus grande faille a reçu environ 40'000 francs. »
Le e-voting est utilisé depuis 2023 par quatre cantons : Saint-Gall, les Grisons, Thurgovie et Bâle-Ville. Le système a été testé avec succès, selon les responsables du géant jaune, à l’occasion de 8 scrutins.
Lors de sa dernière session, le Grand conseil neuchâtelois a redimensionné l’enveloppe financière destinée à l’informatique, sans toucher à la somme dévolue au vote électronique. Le Canton est ainsi sur les rails pour proposer à nouveau le vote électronique à ses citoyens. Mais le processus est long et doit être validé par le Conseil fédéral.
« Je pense qu’un projet va être monté et les discussions vont démarrer. »
En 2005, le Canton de Neuchâtel avait fait office de pionnier en proposant le vote électronique à ses citoyens. Puis tout s’est arrêté en 2019 pour des raisons de sécurité.
« Nouveau système depuis juin 2023. »
Le vote électronique utilisé à Saint-Gall, aux Grisons, à Thurgovie et à Bâle-Ville ne concerne pas tous les citoyens. Seuls 30% des personnes concernées peuvent utiliser ce moyen pour faire valoir leur voix. /cwi









