Val-de-Travers veut convaincre les pendulaires de s’installer

Nouvelle campagne de promotion pour la Commune. Après avoir misé sur les ainés en 2022, Val-de-Travers ...
Val-de-Travers veut convaincre les pendulaires de s’installer

Nouvelle campagne de promotion pour la Commune. Après avoir misé sur les ainés en 2022, Val-de-Travers vise désormais les 2’200 pendulaires que compte la région. Une mesure lancée en collaboration avec les entreprises et le Canton.

Et si les pendulaires s'installaient à Val-de-Travers ?  (Photo : archives) Et si les pendulaires s'installaient à Val-de-Travers ? (Photo : archives)

Inciter les pendulaires à s’installer à Val-de-Travers. C’est l’objectif de la nouvelle campagne de promotion de la domiciliation de la Commune. Depuis 2020, les autorités communales développent plusieurs axes de stratégie afin de lutter contre le tassement démographique (10'630 habitants à Val-de-Travers au 31 décembre 2023). Après avoir visé les 55-65 ans en 2022, les autorités se lancent un nouveau défi : convaincre une partie des 2’200 pendulaires que Val-de-Travers est un lieu idéal pour s’installer. « C’est un public cible important », souligne Benoit Simon-Vermot, conseiller communal en charge de l’administration et de l’économie.

Benoit Simon-Vermot : « L’idée, c’est d’aller au contact des entreprises. »

Pour identifier et attirer les pendulaires, les autorités communales travaillent main dans la main avec les entreprises concernées. Les premiers contacts se sont montrés positifs : « Les entreprises voient que certains de leurs employés font de nombreuses heures de trajet par semaine, ça a un impact sur la santé des collaborateurs et sur la productivité », ajoute Benoit Simon-Vermot. En travaillant avec le Canton de Neuchâtel, Val-de-Travers peut aussi mettre en avant les avantages d’avoir des employés domiciliés proches de leur lieu de travail. « Nous, on apporte par exemple le soutien du Service des contributions, on amène ce qu’on a fait au niveau cantonal. La Commune amène sa proximité et sa relation avec les entreprises », relève Roland Nötzel, délégué cantonal à la domiciliation. Selon lui, ce qui peut freiner les pendulaires à s’installer dans le canton, c’est plutôt l’insécurité, les questionnements et les a priori. Des informations et un accompagnement peuvent donc faciliter le processus selon Roland Nötzel. « Et quand on arrive à faire ça, les gens s’installent. »

Roland Nötzel : « 90% des frontaliers ont une bonne ou très bonne image du canton de Neuchâtel. »

Des vidéos et des séances d’informations

La Commune va donc présenter son projet dans plusieurs entreprises, en commençant dans un des fleurons de la région cette semaine. L’idée est de pouvoir amener un côté personnel et de consacrer du temps, plutôt que de l’argent à cette campagne. « Mais c’est un temps qui a une valeur importante pour nous si les gens s’installent », précise Benoit Simon-Vermot. Le coût total de cette campagne est estimé entre 7'000 et 8'000 francs, principalement investis dans des vidéos de promotion.

Benoit Simon-Vermot : « On essaye d’être le plus proche possible des pendulaires. »

Des vidéos ont déjà été tournées avec des personnes qui sont passées de pendulaires, à habitants de Val-de-Travers ces dernières années. Elles permettaient de relayer des témoignages de personnes qui ont choisi de se rapprocher de leur lieu de travail par confort.

La campagne va se poursuivre auprès des entreprises après les vacances d’été. Afin de connaitre les habitudes et les envies, Val-de-Travers a également lancé un questionnaire aux personnes concernées. Cette enquête est liée à un tirage au sort pour un concours. /swe


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus