On se serait presque cru à une pendaison : la marche funèbre de Chopin, des panneaux représentant six filiales que Migros a lâchées, comme pendus à une potence et au-dessous, autant de représentants du syndicat Unia, tête basse, prononçant une seule phrase : « M, comme mauvais. »
La scène s’est déroulée mardi matin devant Métropole Centre à La Chaux-de-Fonds, l’un des 60 sites devant lesquels Unia était présent ce jour-là pour protester contre « le plus grand démantèlement de l’histoire de Migros », peut-on lire dans un communiqué du syndicat.
Unia demande au grand distributeur de renoncer aux centaines de licenciements qui se profilent et réclame pour le personnel « une vraie codécision » et une « liberté syndicale ».
« On n’a plus le droit de discuter (avec Migros), on doit juste se taire… ça ne va pas ! », martèle David Taillard, secrétaire syndicat chez Unia.
David Taillard : « C'est le seul endroit où on peut interpeller les employés et les usagers sans que Migros puisse interdire quoi que ce soit. »
Sur le site de Métropole Centre, tous les employés de SportX et Melectronics ont accepté un autre emploi chez Migros, selon le grand distributeur, qui dit vouloir faire de même pour les quelques employés des autres marchés spécialisés concernés dans ce centre commercial. /vco









