Le moustique tigre aux portes du canton

Les autorités neuchâteloises souhaitent retarder l’arrivée de cet insecte dans le canton. Afin ...
Le moustique tigre aux portes du canton

Les autorités neuchâteloises souhaitent retarder l’arrivée de cet insecte dans le canton. Afin éviter la prolifération du moustique tigre, la population est invitée à vider ou à protéger ses récipients extérieurs remplis d’eau stagnante. 

Le Canton de Neuchâtel invite sa population à participer à la lutte contre la prolifération des moustiques tigres. (Photo : CDC / J.D. Gathany). Le Canton de Neuchâtel invite sa population à participer à la lutte contre la prolifération des moustiques tigres. (Photo : CDC / J.D. Gathany).

Le moustique tigre ne griffe pas, mais il est tout de même féroce. Cet insecte hématophage est vecteur de maladies comme la dengue, le virus Zika ou le Chikungunia. Il est déjà présent dans les cantons de Vaud, du Valais et du Tessin et risque de s’installer à Neuchâtel. Les autorités invitent ainsi les habitants à participer à la lutte contre l’arrivée de l’Aedes albopictus, de son nom latin. Des pièges avaient déjà été installés en 2019 sur le site de La Tène pour détecter l’éventuelle présence de femelles prêtes à pondre. Le risque de développement de cette espèce sur le territoire cantonal est présent d’après le collaborateur scientifique du Service de la faune, des forêts et de la nature Robin Berger : « S’ils ont les températures et les sites de ponte adéquats, ils vont se développer même dans les hauteurs », dit-il. 

Robin Berger : « Les critères déterminants à sa prolifération ce sont les températures et la disponibilité de sites de ponte. »

Supprimer les lieux de ponte

Cette espèce se reproduit dans des eaux stagnantes en milieu plutôt urbain. Les arrosoirs, les coupelles et les endroits où de petits volumes d’eau stagnent sont ses endroits de prédilection pour y déposer ses œufs. Mais il peut aussi proliférer dans des récipients de toute nature dans les jardins et les balcons, également dans les gouttières non entretenues. Cependant, il ne se reproduit normalement pas dans les plans d’eau naturels comme les étangs ou les mares, car certains de ses prédateurs s’y trouvent.

Il est donc recommandé de faire le tour de ses extérieurs afin de vider l’eau de ses récipients qui sont de potentiels lieux de ponte pour le moustique tigre.


Signaler leur présence

Une autre mesure efficace pour lutter contre la prolifération de cet insecte féroce qui pique même de jour est de signaler toute présence suspecte sur la plateforme nationale dédiée à cet effet. Robin Berger décrit cet animal comme : « Un moustique qui a les pattes rayées et une ligne blanche sur le thorax. »

« Il est plus petit qu’une pièce de cinq centimes. »

Pas encore un problème de santé publique

Le moustique tigre est plus petit qu’une pièce de cinq centimes, se reconnaît grâce à ses lignes blanches et noires sur les pattes et sa ligne blanche qui traverse son thorax et sa tête. Le Service cantonal de la santé publique (SCSP) observe depuis quelques mois une légère augmentation des cas de dengue sur des personnes qui reviennent de voyage dans des pays touchés par cette maladie. Ces cas ne constituent toutefois pas encore un problème de santé publique, tant que le moustique tigre n'est pas installé dans la région.

Des informations complémentaires sont disponibles sur le site du canton. /yca


 

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