Après la création d’un spectacle musical, c’est une exposition de dessins et de peintures ainsi qu’un livre qui sont vernis ce vendredi au Péristyle de l’Hôtel de Ville. Ils sont issus du récit d’une jeune fille ayant vécu dans l’institution entre 1919 et 1929. Une histoire retrouvée dans un carnet oublié.
Le Bain des Dames est une nouvelle fois mis à l’honneur à Neuchâtel. L’institution du bord du lac est au centre d’une exposition au Péristyle de l’Hôtel de Ville. Créée par Claire McGill, elle est vernie ce vendredi, en même temps qu’un livre-CD intitulé « Le Bain des Dames, d’après un carnet oublié ». Le point de départ de l’histoire est donc un petit carnet d’une jeune fille. C’est Fabienne Künzi Vuilleumier qui est tombée dessus. Âgée au début de seulement 9 ans, cette fille a habité au Bain des Dames dès 1919 et pendant 10 ans et ce sont ces années-là qu’elle raconte dans son cahier. C’est ensuite de ce récit qu’a été créé un spectacle, en 2019, puis à présent une exposition et un livre-CD. Un projet qui n’a bien failli jamais voir le jour, explique Marie Schmutz, la graphiste du livre. « Fabienne a failli jeter ce carnet à la poubelle deux-trois fois », rigole-t-elle.
Marie Schmutz : « Il faut faire quelque chose avec cette histoire de cette petite fille qui a habité au Bain des Dames. »
Pour les 100 ans de l’établissement de la fillette au Bain des Dames, le spectacle musical a été créé sous l’impulsion de Fabienne Künzi Vuilleumier, avec son fils Colas Vuilleumier et Sassoun Arapian. « Fabienne a fait tout le travail de réécriture », précise Marie Schmutz. « La musique retranscrit un peu le lac. »
« La volonté c’était d’avoir un objet matériel pour garder ce spectacle d’une manière ou d’une autre. »
Même si le récit parle du quotidien entre 1919 et 1929, il fait écho encore aujourd’hui. Pour Marie Schmutz : « Je crois que ce sont des questions qui sont encore très pertinentes aujourd’hui. » Et de décliner l’histoire de cette fille en autant de manières n’est pas en faire trop, selon la graphiste du livre. « Moi je trouve beau justement de valoriser les histoires qui sont oubliées », sourit Marie Schmutz.
« Faire revivre ces personnes qui sont inspirantes. »
L’exposition de Claire McGill, ainsi que le livre-CD « Bain des Dames, d’après un carnet oublié » sont à découvrir tout ce week-end au Péristyle de l’Hôtel de Ville. Et samedi à 17h30 sera joué le spectacle musical dans le même lieu de Neuchâtel. /lgn










