Notre correspondant à Prague est revenu lundi dans La Matinale sur la défaite de l’équipe de Suisse 2-0 face à la République tchèque en finale du Championnat du monde de hockey sur glace. Louis Matte, lui, relève le travail de Patrick Fischer.
Une médaille d’argent qui fait mal. La Nati s'est inclinée face à une grande République tchèque dimanche soir, en finale du Championnat du monde de hockey sur glace à Prague. Une défaite 2-0. Jérémie Pignard, notre envoyé à Prague, a indiqué lundi dans La Matinale RTN, que pour les joueurs, cette défaite allait plus loin que la déception. « Il y avait une foi en l’exploit qu’on sentait depuis la demi-finale contre le Canada. Et le fait que dimanche, ils (ndlr: les hommes de Patrick Fischer) soient encore passés à côté, pas de leur match, mais de la médaille d’or, ça fait extrêmement mal. Ce n’était pas que de la déception, il y en a qui étaient vraiment abattus. » Pour le journaliste, il a manqué à la Suisse cette petite étincelle offensive qu’elle avait affichée sur les derniers matches. « Et la République tchèque a un peu mieux tenu le puck. Elle a été un peu mieux techniquement dans cette rencontre. Offensivement elle a fait les choses plus justes. Mais il faut aussi se rendre compte à quoi ça se joue. Il y a un tir de différence entre les deux équipes sur ce match. » Quant à l’ambiance, elle a juste été incroyable. « Ambiance exceptionnelle, extraordinaire, et pas seulement cette nuit, mais sur tout le tournoi avec la République tchèque qui a un public phénoménal. (…) Le gros coup de cœur de ce mondial, c’est le public. »
Jérémie Pignard : « Il y avait une foi en l’exploit qu’on sentait depuis la demi-finale contre le Canada. »
Pour l’entraîneur du HCC, Louis Matte, qui s’exprimait également lundi dans La Matinale RTN, en étant si proche du but, on s’en veut beaucoup à la fin. « Mais je pense qu’il faut aussi avoir un sentiment de fierté parce que la Suisse a livré un gros tournoi pendant la dernière quinzaine ». Il estime également que les critiques envers l’entraîneur de la Nati avant le tournoi étaient sévères. « Même s’il y avait plusieurs défaites en matches amicaux, on voit la différence quand les gros bonshommes, les joueurs de NHL sont sur la glace ». /sma









