Le Camp junior fête ses 100 ans d’existence

Ce camp de vacances réunit chaque année des jeunes Romands à Vaumarcus depuis 1924. Un week-end ...
Le Camp junior fête ses 100 ans d’existence

Ce camp de vacances réunit chaque année des jeunes Romands à Vaumarcus depuis 1924. Un week-end de festivités est prévu pour marquer le coup.

De gauche à droite: Lucien Bringolf (l'un des auteurs du livre dédié aux 100 ans du Camp junior), Frédéric Aeberhard (président du comité d'organisation du 100e anniversaire) et Jean-Pierre Roth (responsable de la réalisation du livre sur le Camp junior et ancien membre de la direction du camp.) De gauche à droite: Lucien Bringolf (l'un des auteurs du livre dédié aux 100 ans du Camp junior), Frédéric Aeberhard (président du comité d'organisation du 100e anniversaire) et Jean-Pierre Roth (responsable de la réalisation du livre sur le Camp junior et ancien membre de la direction du camp.)

Les levers de drapeau au petit matin appartiennent au passé, mais certaines traditions perdurent au Camp junior. Ce camp de vacances réunit depuis 100 ans la jeunesse romande chaque année à Vaumarcus. Des festivités sont au programme sur le site ce week-end pour marquer ce centenaire.

Depuis sa création en 1924 par les Unions chrétiennes, le Camp junior a attiré environ 15'000 participants, âgés de 11 à 18 ans. Aujourd’hui, l’événement est ouvert à tous, sans distinction de sexe, de religion ou de culture. Les filles ont toutefois dû attendre 1996 pour être autorisées à y prendre part.

Au fil du temps, la dimension religieuse du camp a pris une tournure différente. Frédéric Aeberhard est président du comité d’organisation du 100e anniversaire du Camp junior. Il est impliqué depuis 50 ans dans ce rendez-vous, avec un premier camp en 1974 quand il était enfant. À l’époque, « la Bible faisait partie des éléments à prendre dans les bagages », se rappelle-t-il. Aujourd’hui, la spiritualité s’invite davantage dans les réflexions sur des thèmes de société, explique Frédéric Aeberhard.

Frédéric Aeberhard : « Avant le déjeuner, il y avait la cérémonie de lever du drapeau. »

Certaines traditions perdurent malgré tout et parmi elles, celle du feu de camp en soirée et celle de « la jutée », qui consiste à mettre une personne dans la fontaine pour divers motifs (un refus de chanter ou une chambre un peu trop désordonnée, par exemple.) Toutefois, « si on abuse de la jutée, on risque d’y passer soi-même », prévient Frédéric Aeberhard.

Frédéric Aeberhard : « Une tradition qui est immuable. »

Voici la fameuse fontaine dans laquelle de nombreux campeurs ont été plongés depuis 1924. Voici la fameuse fontaine dans laquelle de nombreux campeurs ont été plongés depuis 1924.

Le Camp junior se veut un lieu d’ouverture « vers d’autres religions, d’autres manières de vivre dans le monde », indique Jean-Pierre Roth, ancien membre de la direction du camp. « Ce n’est pas un camp sectaire », ajoute-t-il.

Jean-Pierre Roth : « Le monde commence dans la jeunesse. »

Un livre consacré au 100e anniversaire du camp est par ailleurs en préparation. On y trouve des photos et des documents anciens. Lucien Bringolf, l’un des auteurs de l’ouvrage, a notamment mis la main sur d’anciennes directives qui montrent quelles étaient les règles en place dans le camp dans les années 20. Dans cet ouvrage, on trouve également la trace de personnalités qui sont passées par ce camp à l’image des journalistes Denis Barrelet et Valdo Sartori, aujourd’hui décédés.

Lucien Bringolf : « C’était une structure un peu militariste. »

L’ouvrage consacré aux 100 ans du Camp junior sera publié mi-septembre à 500 exemplaires. Il pourra être commandé sur le site du camp et se veut un souvenir pour ceux qui auront passé quelques heures de leur vie au bord du feu de camp à Vaumarcus. /sbm


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