La techno se démocratise

De plus en plus de collectifs se créent et des festivals dédiés à ce style de musique émergent ...
La techno se démocratise

De plus en plus de collectifs se créent et des festivals dédiés à ce style de musique émergent dans le canton de Neuchâtel. La techno s’est-elle  libérée de ses clichés ? Tour d’horizon avec Nadia Mitic, experte en musiques actuelles

Les soirées techno se font de plus en plus nombreuses dans le canton de Neuchâtel. (Photo : ldd) Les soirées techno se font de plus en plus nombreuses dans le canton de Neuchâtel. (Photo : ldd)

Les Neuchâtelois aiment de plus en plus taper du pied. Ces dernières années, des collectifs de techno ont vu le jour dans le canton, comme «  Tech with us  » ou encore «  Tech no war  » qui organisent des soirées ou festivals dédiés à ce style de musique. La Case à Choc également propose des événements appelés «  Subliminal  ». Bien loin du cliché de la musique agressive qui n’a aucune mélodie, la techno semble séduire les 16-30 ans. Selon Nadia Mitic, chargée d’accompagnement des artistes de La Case à Choc et experte en musiques actuelles, ce genre musical crée de nouvelles communautés inclusives et bienveillantes. «  Le manque de débouchés peut stresser les jeunes, c'est une manière de se défouler sur de la musique, assez sainement  », relève-t-elle. 

Selon Nadia Mitic, la techno est vouée à se démocratiser encore davantage. Selon Nadia Mitic, la techno est vouée à se démocratiser encore davantage.

Un style qui passe les générations

Nadia Mitic estime que la techno ne revient pas vraiment à la mode, mais que celle-ci est en constante progression depuis sa création dans les années 80. Selon l'experte, la Case à Choc a joué un rôle important dans la propagation de ce style de musique à Neuchâtel. De nouvelles personnes ont pu s’identifier à ces rythmes rapides en découvrant des artistes locaux ou internationaux dans la salle de concerts.


Un grand nombre de manifestations

De plus en plus d’associations de techno et de festivals s’implantent donc dans la région. Deux événements ont même lieu le même soir, ce samedi 18 mai. Une certaine concurrence pourrait peut-être commencer à s’installer. Mais selon Nadia Mitic, avoir deux festivals en même temps ne veut pas forcément dire compétition, car il existe une multitude de styles de techno. «  Ce n'est pas le même public qui va écouter de la hard techno que celui qui va écouter de la psytrance  », relève la spécialiste en musiques actuelles. 

Si le style en lui-même se démocratise, l’accessibilité à des outils permettant de créer de la techno se facilite aussi. Selon Nadia Mitic une nouvelle génération de DJs, passionnés, est en train d’émerger. /elc


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