Dans le cadre des Assises de l’École, un questionnaire en ligne est désormais disponible. Il s’adresse à toute la population neuchâteloise et a pour but d’identifier les préoccupations actuelles. Les syndicats émettent leurs réserves
Que pensez-vous de l’école obligatoire ? La population neuchâteloise est invitée à se prononcer via un questionnaire en ligne. Une démarche qui se tient dans le cadre des Assises de l’École lancées cet hiver par le Canton de Neuchâtel.
De manière anonyme, les participants sont appelés à se prononcer jusqu’au 30 juin sur différents thèmes. L’éducation numérique, l’inclusion ou encore la violence à l’école sont abordées. Un questionnaire ouvert à tous et piloté de manière indépendante par l’Université de Fribourg.
La méthode peine cependant à convaincre le syndicat des services publics qui regrette l’absence de certaines thématiques, comme la refonte du cycle 3.
Concernant l’éducation numérique, « il y a des problèmes bien plus urgents à régler », selon Claude Grimm, secrétaire du SSP Neuchâtel
Le risque pour le SSP de ne pas avoir abordé certains thèmes est de les voir relégués au second plan. Le syndicat craint également que l’avis des enseignants soit noyé dans la masse de réponses et pas assez pris en compte.
Claude Grimm, secrétaire du SSP Neuchâtel : « On a un peu peur que les résultats de tout ça ne soient pas tout à fait en adéquation avec les besoins du terrain »
Une crainte réfutée par l’Université de Fribourg qui pilote le questionnaire et sera chargé ensuite de l’analyser. Son chef de projet remplaçant, Loïc Cériani, explique que chaque personne y participant doit signaler s’il est par exemple un parent d’élève ou un enseignant. Une catégorisation qui permettra de nuancer les résultats.
Loïc Cériani, chef de projet remplaçant pour les Assises de l’École neuchâteloise : « Toutes les personnes n’ont pas forcément la même expertise, la même connaissance du système »
Concernant le choix de thèmes, Loïc Cériani explique que ceux-ci ont été choisis sur la base d’un vaste formulaire rempli cet hiver au moment du lancement des Assises de l’École.
Loïc Cériani, chef de projet remplaçant pour les Assises de l’École neuchâteloise : « On a vraiment souhaité rester dans une limite acceptable de temps pour répondre au questionnaire »
De son côté, le Syndicat autonome des enseignants neuchâtelois regrette de ne pas avoir été approché pour définir les questions. Le SAEN qui espérait un peu plus de ces Assises. « On a senti, parmi les enseignants, une vraie envie de participer, mais finalement ça n’a jamais vraiment démarré et on a peur que ça ne démarre jamais », explique son président, Pierre-Alain Porret. En effet, seuls deux véritables événements sont au programme d’ici la fin de l’année. La journée des Assises, le 4 juillet, et une journée dédiée à la valorisation de la profession enseignante, le 5 décembre. « On reste sur notre faim. On a besoin de se rencontrer, de discuter et d’échanger sur l’avenir de l’enseignement », conclut Pierre-Alain Porret.
Quant au questionnaire, ses résultats devraient être connus l’hiver prochain. /rgi









