Le conseiller communal non réélu analyse la défaite qui s’explique à ses yeux par le changement de système électoral et par certains dossiers qui ont pesé dans la campagne
Ambiance pesante ce dimanche après-midi au stamm des Vert’libéraux. Le parti était réuni au centre-ville de Neuchâtel pour prendre connaissance des résultats du second tour de l’élection à l’exécutif. Et pour épauler Mauro Moruzzi. Le conseiller communal sortant a eu besoin de soutien : il termine au dernier rang et n’est donc pas reconduit. Même l’indépendant Gilles Crelier le devance.
Cette non réélection, « on savait que c’était la variante la plus probable » depuis les résultats du 1er tour du 21 avril, explique Mauro Moruzzi. Les sympathisants ont tenté d’inverser la tendance : « on y a tous un peu cru », mais « ça n’a pas suffi ».
Le système majoritaire pointé du doigt
Qu’est-ce qui a manqué ? « Quand on regarde le détail, c’est le changement de système électoral qui a la plus grosse influence, au-delà de la campagne, au-delà de certains thèmes qui ont été passablement mis en avant. Je crois que de ce point de vue-là, il n’y a pas beaucoup de regrets à avoir ».
Au moment de tirer le bilan, l’élu garde le sourire : « tous les rapports et toutes les stratégies qui ont été adoptés et qui venaient de mon dicastère ces trois dernières années ont absolument tous été validés à de très larges majorités par le Conseil général, et un Conseil général dont la majorité n’a pas changé. Donc, en principe, les lignes qui ont été tracées, le travail qui a été fait pourra être poursuivi par les successeurs qui viennent et en qui il faut avoir confiance ».
« Le sujet de la gare a pesé »
Porterait-il certains dossiers différemment ? « Assurément », rétorque Mauro Moruzzi. Notamment à propos de la mobilité autour de la gare de Neuchâtel. « Beaucoup de choses ont été racontées, souvent un peu n’importe quoi […] et les choses un peu plus raisonnables n’ont pas été entendues. Ce sujet va continuer, il va être repris par d’autres. Mais ce sera une thématique quand même, parce que la situation est très compliquée à cet endroit. Mais c’est clair qu’au niveau de la communication et au niveau de l’accompagnement du projet, les choses n’ont pas été optimales, c’est le moins que l’on puisse dire ».
Le mandat de Mauro Moruzzi à l’exécutif de la Ville de Neuchâtel s’achève le 30 juin. /aju









