Immersion dans le 7e art africain

Le Festival international de films d’Afrique et de la diaspora met à l’honneur les femmes. ...
Immersion dans le 7e art africain

Le Festival international de films d’Afrique et de la diaspora met à l’honneur les femmes. La 15e édition de la manifestation se tient de jeudi à dimanche au Théâtre du Pommier à Neuchâtel

Zal Saliou Ndiaye est le fondateur et directeur du Festival international de films d’Afrique et de la diaspora. Zal Saliou Ndiaye est le fondateur et directeur du Festival international de films d’Afrique et de la diaspora.

Documentaire, fiction, drame, comédie, une programmation diverse et variée, mais avec un point commun : la gent féminine. Le cinéma féminin, c’est le thème de la 15e édition du Festival international de films d’Afrique et de la diaspora qui a lieu au Théâtre du Pommier à Neuchâtel. L’évènement démarre ce jeudi et se tient jusqu’à dimanche soir. Les spectateurs pourront découvrir huit films - tournés en Afrique, mais aussi en Suisse et en France - réalisés par des femmes. Le fondateur et directeur du festival, Zal Saliou Ndiaye « voulait rendre cet hommage aux femmes qui abattent un immense travail dans ce domaine-là ». En parallèle des projections, le public pourra découvrir une exposition de portraits de femmes d’Afrique et de la diaspora. « Des femmes résilientes qui ont marqué notre histoire et éveillé nos consciences », souligne Zal Saliou Ndiaye. 

Zal Saliou Ndiaye, fondateur et directeur du Festival international de films d’Afrique et de la diaspora

Ce festival est l’occasion de découvrir les richesses du 7e art africain qui bien souvent s’exerce dans la pauvreté et non sans difficultés. « Le cinéma en Afrique ne se porte pas très bien. Mais la passion est là, les idées aussi et les gens font tout pour réaliser leurs œuvres. Les moyens sont très faibles, les structures inadaptées. Mais avec peu de budget, les jeunes Africains commencent à réaliser de petits films. Le potentiel est là », s’enthousiasme Zal Saliou Ndiaye.

Le cinéma africain a son propre style et se distingue sur certains aspects, explique encore Zal Saliou Diaye. « Les Africains parlent d’abord de leurs problèmes, ce qui pourrait les faire avancer pour développer leur pays ». Il y a aussi les contes qui inspirent dans le cinéma africain, ajoute-t-il. « Ce sont des narratifs que les jeunes veulent désormais mettre en image ».

Malgré des années parfois difficiles, Zal Saliou Ndiaye tient toujours la barre de « son » festival. Et il n’entend pas en rester là. Le Sénégalais a « un projet retour », comme il le dit. « C’est de faire découvrir le cinéma suisse au public sénégalais à travers un festival itinérant. J’aimerais montrer la beauté de la Suisse, la beauté de l’esprit des gens en Suisse », conclut-il. /jpp


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