Fanny Wobmann raconte son enfance en Afrique

L’auteure chaux-de-fonnière a passé plusieurs années au Rwanda et à Madagascar avec sa famille ...
Fanny Wobmann raconte son enfance en Afrique

L’auteure chaux-de-fonnière a passé plusieurs années au Rwanda et à Madagascar avec sa famille. Dans son dernier roman, elle décortique les rapports de pouvoir et revisite son enfance. « Les arbres quand ils tombent » est sorti en février chez Quidam éditeur

Fanny Wobmann, écrivaine chaux-de-fonnière, nous présentait son livre « Les arbres quand ils tombent », lundi dans La Matinale. Fanny Wobmann, écrivaine chaux-de-fonnière, nous présentait son livre « Les arbres quand ils tombent », lundi dans La Matinale.

Plongée dans l’enfance de Fanny Wobmann. L’auteure chaux-de-fonnière a consacré son dernier ouvrage, paru en février, aux années qu’elle a passées au Rwanda avec ses parents, puis à Madagascar avec ses sœurs également. À travers ce livre, intitulé « Les arbres quand ils tombent », Fanny Wobmann s’interroge sur sa position de fille blanche privilégiée dans un monde marqué par la pauvreté. Ce récit est sorti chez Quidam éditeur.


Une thématique délicate

Fanny Wobmann expliquait lundi, dans La Matinale RTN, qu’elle avait envie « d’aborder cette thématique depuis longtemps (…), mais que je ne savais pas comment l’aborder parce que ça me paraissait particulièrement délicat et compliqué. » Après réflexion, elle a décidé de se plonger dans cette thématique avec son regard à elle, d’une manière assez engagée et « qui questionnait cet héritage. » Quand ses parents sont partis en Afrique, ils l’ont fait dans l’intention de partager leur savoir. Mais même avec cette volonté, difficile de ne pas tomber dans un schéma aux allures coloniales avec des rapports forcément inégaux. « C’est inévitable, mais c’est très complexe. Mes parents sont partis avec beaucoup de bonnes intentions. (…) Mais la réalité fait qu’on s’est retrouvé dans une grande maison, avec des domestiques. Cette inégalité de rapports existe et continue d’exister. »

Questionnements et discussions

Le questionnement de Fanny Wobmann a eu des conséquences sur ses parents et ses sœurs. « Ils l’ont assez bien accueilli au début. Mais quand je leur ai fait lire la première version du manuscrit et qu’ils se sont retrouvés face à l’écriture (…), ça a été assez compliqué. Ça a surtout déclenché des discussions très enrichissantes et intéressantes qui ont permis d’aborder des sujets qu’on évoquait assez peu. » Ces discussions ont débouché sur un travail de réécriture. Elle a accepté de revoir certains éléments, mais pas d’autres. Fanny Wobmann a également repris contact avec une ancienne amie malgache. « J’ai été de nouveau mise face à une réalité qui n’est pas toujours agréable. Au final, on vit dans des cultures très différentes et on ne se comprend pas toujours très bien. C’est-à-dire qu’on n’a pas le même monde, pas le même point de vue. Et j’ai retrouvé ces incompréhensions dans ce lien qu’on a tissé autour de ce livre », indique l'auteure. /sma-sbm


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