Alors que les célébrations de la fête du travail battent leur plein ce mercredi, les jeunes libéraux-radicaux suisses ont appelé à l’abolition de ce férié. Entretien avec Silvia Locatelli d’Unia Neuchâtel
Les syndicats et partis politique de gauche ont placé ce 1er mai sous le signe du pouvoir d’achat. Dans le canton, trois manifestations avaient lieu entre mardi et mercredi à Neuchâtel, Fleurier et La Chaux-de-Fonds, pour demander de meilleures conditions de vie pour les travailleurs de la région.
Pour une hausse des salaires
Cette année, la principale revendication des syndicats portait sur la revalorisation des revenus. « Malheureusement, les salaires stagnent, le pouvoir d’achat baisse, alors que tout augmente et maintenant ça suffit. Il faut vraiment qu’on ait des augmentations salariales », affirme Silvia Locatelli.
Depuis le rassemblement du 1er mai à La Chaux-de-Fonds, la secrétaire régionale d’Unia Neuchâtel s’inquiète : « Les gens en Suisse s’appauvrissent. On est dans un des pays le plus riche du monde, c’est absolument scandaleux d’assister à ça ».
Vers une abolition du 1er mai ?
Actuellement, huit cantons en Suisse bénéficient d’un jour férié le 1er mai. En plus de Neuchâtel, le Jura, Zurich, les deux Bâle, le Tessin, Schaffhouse et Thurgovie sont en congé. Mais cela ne plaît pas à tout le monde. Ce mercredi, les jeunes libéraux-radicaux ont demandé la suppression du férié. Selon eux, il entraîne une perte de prospérité et serait devenu un jour de propagande de la gauche. Les JLR ont ainsi encouragé les parlementaires PLR à intervenir dans les Grands Conseils pour abolir ce congé dans les cantons concernés.
Pour Silvia Locatelli, maintenir ce férié est important, « mais cela démontre surtout une déconnexion de la réalité », s'indigne la syndicaliste. « Le 1er mai n’a jamais été aussi important et la question centrale n’est pas de savoir s’il est férié ou pas, la question centrale est de savoir si les travailleurs de Suisse peuvent se réunir pour pouvoir revendiquer leurs droits ». /cde









