Le chef du Service cantonal neuchâtelois de l’agriculture prend sa retraite ce mardi 30 avril. Le Vaudruzien a passé plus de 40 ans dans le milieu de l’agriculture et il conserve son mandat au sein du comité de l’Interprofession du Gruyère. Pierre-Ivan Guyot sera remplacé dès mercredi par Johannes Rösti
Une page se tourne au Service de l’agriculture du canton de Neuchâtel. Pierre-Ivan Guyot, le chef de service, prend sa retraite ce mardi 30 avril. Il y a travaillé pendant douze ans avant de faire une pause de quatorze ans et d’y revenir pour douze nouvelles années. Le chef de service expliquait mardi, dans La Matinale RTN, son rôle au sein de l’Etat. « C’est de faire, en quelque sorte, la courroie de transmission entre le Conseil d’Etat, ses directives, la législation agricole fédérale et cantonale et la pratique de l’agriculture. Il s’agit aussi de faire remonter les éléments de la base jusqu’à la politique. »
Pierre-Ivan Guyot a côtoyé le monde agricole pendant près de 40 ans. Il explique qu’il est difficile de parler de principaux changements pendant ce laps de temps, mais « ce qui est sûr, c’est qu’il y a beaucoup de pressions maintenant et à divers titres. Il y a les pressions climatiques, ça s’est vu encore ces derniers jours avec le gel dans les vignes, la sècheresse en 2022, etc. Ce sont des choses que les agriculteurs comprennent bien et supportent assez bien avec beaucoup de résilience. » Les pressions au niveau politique sont beaucoup plus compliquées, relève Pierre-Ivan Guyot, avec les initiatives des dernières années. Que ce soit celle sur les pesticides, l’eau propre ou encore la biodiversité qui va être soumise au peuple le 22 septembre de cette année. « Ce sont des initiatives qui sont compliquées à être acceptées par le monde agricole, parce qu’elles dénotent d’une incompréhension de ce qui se passe dans l’agriculture et d’une non-reconnaissance de tout le travail bien fait. »
La politique agricole en Suisse dépend du Parlement fédéral. Les cantons n’ont pas beaucoup de marge de manœuvre. « On y arrive quand même, par le Parlement cantonal qui nous donne des orientations, par exemple l’orientation bio des domaines agricoles de l’Etat. Ça s’est fait à Neuchâtel et à Val-de-Travers. (…) On voit que la viticulture neuchâteloise a aussi fait d’énormes progrès dans ce domaine, dans le sens où on est recordman suisse en la matière, avec plus de 50% des domaines viticoles ambiants. » Pour sa retraite, Pierre-Ivan Guyot veut pouvoir « prendre le temps, mais j’ai aussi une occupation annexe en tant que président de l’Interprofession du Gruyère qui me prendra du temps. Et pour le reste je prendrai aussi du temps pour ma famille que je n’ai pas suffisamment soignée ces derniers temps. » /sma









