Un projet de nouvel engin pour la Société de sauvetage du Bas-Lac. La SSBL veut se munir d’un Seabob rescue, un appareil submersible électrique qui permettra de réaliser des opérations avec plus de sécurité et dans des zones du lac dites dangereuses.
Car si la Société avait déjà communiqué des chiffres inquiétants en fin d’année 2022, ceux de 2023 vont confirmer cette hausse. Sur les deux dernières années, c’est 60% d’interventions en plus pour la SSBL. Une grande partie est due aux débutants et à l’essor de certains sports nautiques comme le Wingfoil, explique Sébastien Fahrni, président de la Société de sauvetage du Bas-Lac.
Sébastien Fahrni : « On a une augmentation de nos sauvetages un peu alarmante »
Zones dites dangereuses
C’est dans les zones inaccessibles pour les unités d’intervention que l’augmentation a été la plus forte. Il s’agit d’un périmètre de 8 kilomètres carrés, égal à 1'250 terrains de football.
« Ces zones dites dangereuses se sont les zones du Bas-Lac qui commencent à la hauteur d’Hauterive et qui vont jusque entre les canaux de la Thielle et de la Broye », précise Sébastien Fahrni. Les fonds remontent dans ces endroits et cela force les bateaux d’intervention à rester à distance. Ces zones ne sont donc plus qu’atteignables par les nageurs-sauveteurs. Cela pose problème au niveau de la distance à parcourir pour ces sauveteurs, mais aussi de la difficulté à atteindre les personnes en difficulté puisqu’il y a énormément de roseaux dans ces zones. De plus, cette situation rallonge le temps d’intervention, un temps précieux en cas d’urgence sanitaire.
« Il y a des fois 100 mètres d’épaisseur de roseaux, donc ils doivent se frayer un chemin et parfois avec des blessés »
La solution : le Seabob rescue
Pour répondre à cette demande accrue en sauvetage en zones dites dangereuses, la SSBL a trouvé une solution. Elle a le projet d’acquérir un engin submersible électrique, le Seabob. Polyvalent, il apporte maniabilité et rapidité et permettra un retour au bateau d’intervention avec le navigateur en difficulté. Cet engin à propulsion peut atteindre la vitesse de 20 à 22 km/h et a assez de puissance pour supporter le poids de trois personnes de 80 kilos, précise Sébastien Fahrni.
La Police du lac, le SCAN, ainsi que le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication ont donné leur aval à la SSBL pour utiliser cet engin dans le cadre des formations et des missions de sauvetage sur le lac. Un projet qui coûte, dans son ensemble, environ 28'000 francs. Pour l'instant, la SSBL est toujours en recherche de fonds, n'ayant récolté qu'un tiers de l'argent nécessaire. /lge









